Strass Syndicat du travail sexuel - TravailleurSES du sexe en lutte !

TOUS.TES CONCERNEES

Notre syndicat est le premier témoin et l’organisme le plus légitime pour porter notre parole sur les violences que nous subissons dans l’exercice de notre activité car il est composé de personnes concernées, éclairées et porte une expertise, par son ancienneté, de longue date.

Ces violences nous les avons entendues lors de nombreux témoignages, ces violences nous les avons  vécues nous même, adhérent.Es et membres du Comité d’Administration du Strass. Ce sont les violences des lois et de la stigmatisation sociale telles que déclinées ci dessous:

Proxénétisme hôtelier = violence
  • interdiction de louer à un.e Travailleur.Se  Du Sexe pour qu’elle.il puisse travailler dans un endroit décent = violence
  • abus sur les loyers de la par des propriétaires avisés du risque lié à l’activité = violence
  • confiscation/réquisition du lieu de travail= violence.
  • changement permanent du lieu de travail pour échapper à l’abus de loyers excessifs, à la stigmatisation du voisinage, aux expulsions = violence
  • invisibilité des personnes donc le non accès aux services des associations de terrain et l’exposition aux agressions = violence.
Proxénétisme de soutien =  violence
  • freins à la vie privée dans la condition aux revenus pour être en couple = violence.
  • non usage libre de nos revenus pour aider les proches, y compris nos enfants = violence.
  • impossibilité de travailler avec des collègues ou de donner des conseils = violence.
  • impossibilité d’avoir des prestataires de sécurité = violence.
  • surexposition au danger et agressions exponentielles   = violence
Harcèlement policier et justice arbitraire = violence
  • contrôles de papiers = violence.
  • gardes à vue = violence.
  • perquisitions = violence.
  • chantages à l’expulsion contre dénonciation (de qui hors situation de traite ?)pour les sans papier.Eres = violence.
  • chantages à la dénonciation et intimidations = violence.
  • corruption = violence.
  • refus de dépôts de plainte pour viol et agressions, traitement et accueil en commissariat arbitraires = violence.
  • traitement arbitraire des victimes lors de procès = violence.
Arrêtés anti prostitution = violence
  • harcèlement policier = violence.
  • amendes = violence.
  • véhicules en fourrière = violence.
  • recul du lieu de travail dans des endroits qui exposent au danger = violence.
Loi du 8 avril 2016 et la pénalisation du client = violence
  •  perte des clients et témoignages de descente dans une extrême précarité quotidiens et exponentiels = violence.
  • impossibilité de choisir le client et l’exposition aux agresseurs potentiels= violence.
  • exposition aux prises de risques sanitaires = violence.
  • fermeture des sites d’annonces = violence.
  • éloignement géographique même hors du territoire loin des siens pour conserver ses revenus = violence.
  • surveillance des sites à des fins de traque fiscale et sociale et redressements = violence.
  • stigmatisation et victimisation de notre activité qui attirent les agresseurs potentiels, portées et soutenues par les porteurs de cette loi = violence.
  • chantage au retour dans son pays d’origine contre parcours de sortie obligatoire pour les sans papier.Es TDS= violence
  • lobby des associations, élus, gouvernement pour la prohibition= violence

 

La stigmatisation sociale =  violence
  • statut des TDS victimes ou  personnes de mauvaise vie  = violence
  • positions patriarcale et matriarcale  des institutions et du gouvernement actuel = violence
  • dénie de notre parole = violence
  • refus de soins dans le corps médical = violence
  • refus de prêts dans les organismes bancaires donc déni de projets de vie  = violence
  • traitement patos des médias du travail sexuel  = violence
  • chantages anonymes à la dénonciation de l’activité = violence
  • exposition aux tentatives de rackets accompagnés de coups et viols ciblés sur les TDS de la part d’individus ou de bandes organisées = violence

Notre syndicat le Strass existe depuis le 20 mars 2009 et a pour objet l’étude, la représentation et la défense des intérêts collectifs, professionnels et moraux de toute personne amenée à échanger un service de nature sexuelle moyennant contre partie et de toute personne salariée ou indépendante ou travaillant pour son propre compte exerçant une activité liée à la sexualité.

Nous avons pour objectif de garantir l’effectivité des droits fondamentaux des personnes concernées. Ainsi que l’effectivité du droit du travail, fiscal en lien avec l’activité.

Quelques lignes  ne sauraient expliquer pourquoi nous, TDS, sommes victimes depuis toujours, des lois et de la stigmatisation mais les vécus quotidiens et analysent  que nous en tirons devraient amener à conclure que nous sommes victimes des stigmatisations, des lois prohibitionnistes et sur le proxénétisme et que celles-ci sont égal à violences pour notre population.

L’ implication et l’engagement du Strass  dans le programme Tous en Marche  contre les violences est ,au-delà de sa pertinence, au plus haut point légitime, contrairement à ce que pensent  et ce que font les lobby favorables à la criminalisation de notre activité qui n’ont de cesse de diffamer notre objet, notre travail et les personnes que nous représentons. Il ne peut y avoir d’expertise et d’avancées réelles et objectives pour nos droits sans les témoignages des personnes (anonymes ou non) concernées qui nous sont apportés lors de nos permanences hebdomadaires, nos tournées en île de France et par nos différentes fédérations en régions, par nos centaines d’adhérents, par nos milliers de contacts en Europe et à l’internationale , par nos échanges sur les réseaux sociaux, enfin par la transmission intracommunautaire de nos expériences et nos savoirs individuels sur notre activité et ses conditions.

Nous  avons lutté et continuerons pour nos droits à être respectés et traités comme tout travailleur exerçant une activité légale avec des obligations, projets et engagements  familiaux, sociaux et fiscaux.

Nous  continuerons à mettre en lumière les violences étatiques afin que nous soyons respecté.Es et dénonçons  qu’au travers de cette énième loi qui criminalise notre activité en s’en prenant à la source même de nos revenus, les politiques et institutions sont dans l’illégalité car notre activité est légale  et que le déni de  nos droits fondamentaux orchestré par l’idéologie engendre donc toutes les violences, baffoue  les fondements des droits des hommes et des femmes, leur sécurité et leur parole, et anéantit, en faisant de notre activité une zone de non droit, le but initialement recherché :  la lutte contre les violences inhérentes à l’exploitation et la traite.

C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui acteurs du programme Tous en Marche contre les violences en partenariat avec Médecin du Mondes et le Bus des Femmes et que nous appelons au témoignage de toutes les violences que vous rencontrez dans votre activité et que nous mettons à disposition de touTEs les travailleurSEs du sexe  les outils et compétences humaines, matérielles et juridiques pour les combattre.

Les témoignages et les personnes bénévoles sont, plus que bienvenues, indispensables dans cette dénonciation des violences que nous subissons quotidiennement. Vous pouvez apporter vos témoignages et vos soutiens par mail aux adresses ci-dessous.

Nos contacts : violences@strass-syndicat.org ainsi que contact@strass-syndicat.org

Solidairement.

Mylène Juste

Secrétaire Générale pour le Strass

 

 

 

 

 

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Bordeaux : Rencontre – Situations de prostitution – Travail du sexe

Situations de prostitution / travail du sexe

Contexte Local – Luttes – conditions de travail – lois – prostitution de rue et internet

Rencontre avec

les travailleur-se-s sociaux-ales d’IPPO
(association d’aide d’accès aux soins et aux droits pour les personnes en situation de prostitution)
ET
Marin Prin, Secrétaire Générale du STRASS (syndicat du Travail Sexuel)

organisée par Les VOLTAIRINES
asso féministe engagées dans la défense des droits et l’autonomisation des femmes, des lesbiennes et des personnes trans’, ayant pour objectif la création d’un espace d’accueil de jour : un lieu d’accompagnement, de socialisation, d’échanges et de solidarité pour, avec et entre femmes, lesbiennes et personnes trans’

jeudi 18 juin 2015 à 18h30
Athénée Libertaire
7 rue du Muguet 33000 Bordeaux

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TOULOUSE : Rassemblement contre la pénalisation des travailleurSEs du sexe, des prostituéEs et de leurs clients

Le 12 juin 2015, l’Assemblée Nationale étudiera en deuxième lecture la proposition de loi visant à « lutter contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, contre le proxénétisme et pour l’accompagnement des prostituées».
La mesure phare de cette proposition, la pénalisation des clients, bien qu’elle ait été dénoncée par le Sénat, a été réintroduite dans le texte et à toutes les chances d’être finalement votée. De plus, nous revendiquons l’abrogation du délit de racolage public qui avait également été supprimé par le Sénat.
En novembre 2013, un nombre important d’associations locales s’étaient mobilisées et nous avions été près de 300 à défiler dans les rues toulousaines pour dénoncer cette mesure. Une telle mobilisation est plus que jamais nécessaire pour éviter l’adoption de ce projet de loi qui aura des conséquence désastreuses sur les conditions de vie et de travail des travailleurSEs du sexe et des prostituées.
Grisélidis et le STRASS appellent donc les associations de santé communautaire, de santé, de lutte contre le Sida, LGBT et féministes, ainsi que toutes les personnes solidaires avec les travailleurSEs du sexe et les prostituéEs à ce rassembler vendredi 12 juin 2015 à 17h au métro Jean Jaurès.

« Prostitution: Non à la pénalisation – On veut des putains de droits! » premiers signataires :  Grisélidis, Médecins du Monde 31, Aides 31, le Planning Familial 31, Act Up Sud Ouest, la Case de Santé, le STRASS, Arc En Ciel, Santé Active et Solidaire, Faire Face, Homosexualités et socialisme, l’Ebranleuse et Afrique Arc-en-ciel.

11116331_787295328052290_7397544420197504182_oTOULOUSE : Vendredi 12 juin 2015 – 17h – Esplanade François Mitterrand (Métro Jean Jaurès)

https://www.facebook.com/events/1024139017597695/

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Commission spéciale du Sénat : Table ronde avec le Strass et Act Up-Paris

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le STRASS Toulouse était invité par l'émission féministe Voyelles

émission à télécharger et à écouter ici http://voyellesfm.wordpress.com/anciennes-emissions/2014-2/

Marie est notamment revenue sur l’altercation avec Zero Macho lors de la manifestation pour le droit à l’IVG, ainsi que sur la situation actuelle des travailleurSEs du sexe, et nos revendications.

Un grand merci à toute l’équipe de Voyelles pour cette émission !

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Mission 'Prostitution' au Sénat : les rapporteurs doivent être dessaisis !

Bien que les auditions soient encore en cours au Sénat et que démarre à peine le travail de réflexion engagé depuis un peu plus d’un mois sur « la situation sociale des personnes prostituées » au sein de la Commission des affaires sociales, les deux rapporteurs de la Mission chargée de la question se sont fait remarquer en proposant des amendements en faveur de la pénalisation des clients (Chantal Jouanno, UDI-UC) et du maintien du délit de racolage public actif (Jean-Pierre Godefroy, groupe Socialiste), cela à l’occasion du vote de la proposition de loi déposée par Esther Benbassa (groupe écologiste) le 28 mars dernier revenant justement sur une approche répressive et contre-productive de la prostitution.

Le STRASS dénonce la partialité des sénateurs chargés de mener une enquête sur la situation et surtout les besoins des travailleurSEs du sexe et non de justifier l’adoption de mesures répressives qu’elles-mêmes, leurs alliéEs et nombre d’experts indépendants dénoncent [1]. Le manque patent d’objectivité et d’attention des rapporteurs de cette Mission s’est illustré lors de l’audition du STRASS : Chantal Jouanno a tout simplement cru bon de s’absenter longuement et à plusieurs reprises.

Nous avons déjà eu affaire à la partialité de la députée Danielle Bousquet et savons aujourd’hui à quoi nous attendre. Elle avait également déposé une proposition de loi en faveur de la pénalisation des clients en 2006 (laquelle Chantal Jouanno admet d’ailleurs avoir plagiée [2] [3]) et avait, sans surprise, remis à l’Assemblée nationale en 2011 un rapport allant dans le même sens, quitte à instrumentaliser ou détourner la parole des personnes auditionnées, y compris celle des travailleurSEs du sexe !

Le but inavoué mais non moins flagrant de cette nouvelle Mission est de légitimer la prohibition de la prostitution au nom d’une meilleure protection des prostituéEs alors que les travailleurSEs du sexe ne cessent, d’une part, de mettre en garde contre les effets catastrophiques qu’aurait une telle mesure pour leur sécurité et leur santé et, d’autre part, de réclamer l’application du droit commun, sans discrimination, pour être en mesure de se défendre elles-mêmes contre les abus et violences dont elles peuvent faire l’objet [4].

C’est pourquoi le STRASS exige :

  • que la Commission des affaires sociales du Sénat confie cette Mission à des sénateurs qui sauront faire preuve d’objectivité, d’écoute et ne cherchant pas à tout prix à imposer une idéologie prohibitionniste, dangereuse et minoritaire.
  • que soit abandonnées toutes mesures réprimant le travail sexuel, qu’elles visent les travailleurSES du sexe et/ou leur clientEs.
  • l’application du droit commun aux travailleurSEs du sexe, sans discrimination, notamment dans le cadre de la lutte contre les violences et les abus.
  • que les éluEs cessent de légiférer sans tenir compte de l’avis des premièrEs concernées, dont l’expertise est seule légitime à exprimer ce qui est bon ou pas pour elles.

[1] http://www.cns.sante.fr/IMG/pdf/2010-09-16_avi_fr_prevention-2.pdf,

http://www.undp.org/content/dam/undp/library/HIV-AIDS/Governance%20of%20HIV%20Responses/Commissions%20report%20final-FR.pdf.

Commission citoyens-justice-police, De nouvelles zones de non-droit. Des prostituées face à l’arbitraire policier, 2006,
http://www.ldh-france.org/IMG/pdf/prostituees_arbitraire_policier.pdf.

http://www.igas.gouv.fr/spip.php?article291

[2] Mme Chantal Jouanno : « Je ne vais pas vous mentir, c’est un plagiat revendiqué de la proposition de loi Geoffroy-Bousquet, qui est elle-même la transcription fidèle des recommandations contenues dans le rapport de nos deux collègues députés sur l’abolition de la prostitution et la reprise de la proposition de résolution votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale en ce sens.»

[3] (amendement n°4 portant création de stages de sensibilisation des clients incriminés – sic – ) : « Mme Chantal Jouanno. Il s’agit, une fois de plus, d’un « copier-coller » de la proposition de loi de Mme Bousquet et de M. Geoffroy… »
Voir: http://www.senat.fr/seances/s201303/s20130328/s20130328013.html#Niv3_art_Articles_additionnels_apres_T

[4] http://www.planning-familial.org/communiques-de-presse/oui-peut-etre-feministe-et-contre-la-penalisation-des-clients-005273,

Commission citoyens-justice-police, Un harcèlement institutionnalisé. Les prostituées chinoises et le délit de racolage public, 2013,
http://www.ldh-france.org/IMG/pdf/ccjp_rapport_final_un_harcelement_institutionnalise_avec_annexes.pdf.

Dossier de presse contre la pénalisation des clients, Collectif Droits & Prostitution/Strass
http://strass-syndicat.org/wp-content/uploads/2011/06/dossier_de_presse_penalisation_clients1.pdf

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Abrogation immédiate et complète de l’infraction de racolage public

Alors que la proposition de loi déposée par la sénatrice Esther Benbassa va être discutée jeudi en séance publique au Sénat, le groupe socialiste du Sénat continue ses petits arrangements avec les promesses de campagne du candidat Hollande.

La proposition de loi avait été déposée une première fois en novembre dernier avant d’être retirée à la demande de la ministre des droits des femmes au prétexte qu’elle attendait le rapport de l’IGAS sur les enjeux sanitaires des prostitutions. Elle a été à nouveau déposée pour être examinée le 28 mars prochain. Malgré l’adoption à la quasi-unanimité du texte en commission des lois, le groupe socialiste s’acharne à le dénaturer en déposant des amendement et motion qui vont à l’encontre de la promesse d’abroger le délit de racolage public. Après avoir tenté un renvoi devant la commission des lois du Sénat, il s’oriente maintenant, semble-t-il, vers un retour à la situation antérieure à 2003 en instituant à nouveau une contravention de racolage actif. L’objet de l’amendement est clairement énoncé : « il semble nécessaire d’assurer que le racolage ne disparaisse pas de notre arsenal juridique ». Quittant ainsi l’hypocrite posture pseudo-abolitionniste, le groupe socialiste s’affiche ainsi clairement dans une tendance prohibitionniste, considérant qu’il faut continuer à criminaliser les putes.

Parce qu’il est faux de croire qu’il s’agirait de diminuer la pression pénale pesant sur les travailleurSEs du sexe. L’expérience des 10 ans d’application du délit de racolage public nous permette d’affirmer sans ambages que la situation ne changera pas pour les travailleurSEs du sexe. La Cour de cassation avait essayé de circonscrire l’application de ce délit. Cela n’empêche en rien les forces de l’ordre d’user et d’abuser du pouvoir de contrôle qui leur est ainsi donné, se livrant ce faisant à un harcèlement institutionnalisé.

L’infraction de racolage, qu’il s’agisse d’un délit ou d’une contravention, visant le racolage passif ou actif, est une atteinte aux droits des travailleurSEs du sexe. En plus d’être stigmatisante, elle met en danger leur santé, leur sécurité, leur vie, en les éloignant des structures de prévention, de soins et d’accès aux droits. En outre, elle expose particulièrement les migrantEs aux violences, notamment policières. Loin de favoriser la lutte contre le travail forcé, la servitude, l’esclavage et la traite à ces fins, le maintien de l’infraction de racolage public au sein de l’arsenal juridique a pour principal objet de lutter contre la prostitution, en particulier des migrantEs.

Outre cet amendement, un amendement visant à pénaliser les clientEs a été déposé par la sénatrice Chantal Jouanno (dont la position contre le travail sexuel n’est plus à démontrer, alors même qu’elle est rapporteure de la mission sur la situation sociale des personnes prostituées). Nombreuses sont les organisations de travailleurSEs du sexe et d’alliéEs soutenues par des experts scientifiques indépendants à dénoncer le projet de pénaliser les clientEs et d’interdire toute prostitution qui ne ferait qu’aggraver la situation des travailleurSEs du sexe en les exposant davantage à toute forme de violence ou d’abus.

Toute criminalisation directe ou indirecte du travail sexuel a des conséquences réelles et catastrophiques sur les travailleurSEs du sexe. Il est indigne que le parti socialiste soutienne de la sorte la persistance de mesures dangereuses pour la vie, la santé, la sécurité des personnes et souhaite en adopter de pires.

 

Nous exigeons :

– l’abrogation immédiate et sans condition du délit de racolage public ;

– la fin immédiate de toute criminalisation et de toute répression du travail sexuel ;

– l’arrêt de l’instrumentalisation de la lutte contre la traite à des fins racistes, sexistes et putophobes ;

– l’application du droit commun aux travailleurSEs du sexe, notamment dans le cadre de la lutte contre les violences et les abus.

 

Contact Presse

Morgane Merteuil – 06.63.58.45.23

 

 


http://www.seronet.info/article/francois-hollande-le-sida-ne-doit-pas-seulement-concerner-ceux-qui-sont-porteurs-de-cette

http://www.igas.gouv.fr/spip.php?article291

http://www.senat.fr/amendements/2012-2013/440/Amdt_2.html

http://www.senat.fr/amendements/2012-2013/440/Amdt_1.html

Cass. Crim., 25 mai 2005, n° 04-84769 et 04-84714.

Commission citoyens-justice-police, De nouvelles zones de non-droit. Des prostituées face à l’arbitraire policier, 2006, http://www.ldh-france.org/IMG/pdf/prostituees_arbitraire_policier.pdf.

Commission citoyens-justice-police, Un harcèlement institutionnalisé. Les prostituées chinoises et le délit de racolage public, 2013, http://www.ldh-france.org/IMG/pdf/ccjp_rapport_final_un_harcelement_institutionnalise_avec_annexes.pdf.

http://infos.fondationscelles.org/index.php?option=com_content&view=article&id=532%3Ala-prostitution-n-est-ni-un-metier-ni-un-mal-necessaire&catid=103%3Afondation-scelles-infos-n-22-fevrier-2013&Itemid=232&lang=fr

http://www.senat.fr/presse/cp20130123.html

http://strass-syndicat.org/wp-content/uploads/2011/06/dossier_de_presse_penalisation_clients1.pdf,http://www.planning-familial.org/communiques-de-presse/oui-peut-etre-feministe-et-contre-la-penalisation-des-clients-005273, http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-prostitution-contre-lhypocrisie-de-la-p%C3%A9nalisation-des-clients.

http://www.cns.sante.fr/IMG/pdf/2010-09-16_avi_fr_prevention-2.pdf, http://www.undp.org/content/dam/undp/library/HIV-AIDS/Governance%20of%20HIV%20Responses/Commissions%20report%20final-FR.pdf.

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« Prohibition2012 » : les masques tombent

Suite à l’annonce de la possible abrogation du délit de racolage dans les semaines à venir, le collectif « Abolition 2012 » s’est insurgé dans un communiqué de presse repris en partie ici. Ces associations, qui prétendent défendre les droits des femmes, trouvent cette abrogation « précipitée », et auraient préféré attendre la proposition d’une loi plus globale comprenant la pénalisation des clients. Cependant, alors que les travaux parlementaires sont toujours en cours, les putes, elles, tous les soirs, continuent de subir arrestations, humiliations, viols et expulsions. Cela dure aujourd’hui depuis dix ans. Lorsqu’elles parlent de « précipitation », les abolitionnistes montrent tout le mépris qu’elles ont pour la vie et l’intégrité de celles qu’elles prétendent protéger.

Par ailleurs, dans ce même communiqué, « Abolition2012 » cherche à nous faire croire que l’abrogation de la loi pénalisant le racolage « ne réglera aucunement la question de la précarisation des personnes prostituées ». Alors que depuis dix ans, les associations travaillant au quotidien avec les travailleuses du sexe – comme les associations de lutte contre le sida, le CNS, la CNCDH, le PNUD, Médecins du Monde, Le Planning Familial, ou encore plus récemment la LDH – démontrent régulièrement la responsabilité de cette loi dans la dégradation de la situation sociale et sanitaire des travailleurSEs du sexe, le collectif Abolition2012 voudrait balayer leurs expertises en une phrase.

Au lieu de se réjouir d’une telle proposition de loi, les associations membres de « Abolition2012 » préfèrent prendre le risque de retarder un peu plus l’abrogation du délit de racolage, voire de la faire échouer. Ce faisant, elles se font les complices de la répression policière ainsi que des violences que nous subissons chaque jour et que nous continuerons de subir jusqu’à l’abrogation effective de cette loi.

Les masques tombent enfin. Alors qu’elles s’y disaient favorables, nous n’avions jamais vu les associations abolitionnistes se mobiliser pour l’abrogation du délit de racolage. Nous comprenons aujourd’hui la raison de cette absence : la victoire de leur idéologie et la nécessité de voir leurs subventions renouvelées a toujours primé sur la vie des travailleurSEs du sexe.

Stopper une violence faite aux femmes n’est jamais une décision « précipitée » : l’abrogation du délit de racolage est urgente ! Elle doit se faire sans condition !

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Une nouvelle équipe pour le STRASS

L’Assemblée Générale du STRASS s’est tenue le 2 juin dernier.

Lors de cette AG nous avons renouvelé notre bureau et élu les personnes suivantes :

Morgane Merteuil, secrétaire générale

Nicole Simovic, trésorière

Le reste du CA est composé de :

Tatiana M.

Cornelia Schneider

Chloé N.

Maitresse Gilda

Samantha

Manon

Les portes paroles sont également reconduites dans leur fonction à savoir :

Maitresse Gilda

Tiphaine Besnard

Isabelle Schweiger

Le STRASS est à présent composé de 462 membres à jour de leur cotisation.

La priorité de la nouvelle équipe pour l’année qui vient sera la lutte contre la pénalisation des clients.

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Justice – Communiqué de presse.(mise à jour 02/03/2011)

Le 17 février 2011, la 17ème Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris, a reconnu que Mme Henriette Zoughebi s’est rendue coupable de diffamation et l’a condamné à 500€ d’amende avec sursis. Elle devra en outre verser 1500 € de frais de justice et 1€ de dommages et intérêts au STRASS, le Syndicat du Travail Sexuel qui s’est constitué partie civile. Mme Zoughebi a toutefois fait appel de ce jugement qui n’est donc pas définitif.

Sur son blog,  Henriette Zoughebi, Vice-présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, s’en était violemment pris aux organisateurs des « Assises de la Prostitution ». Le Tribunal a également ordonné le retrait du texte.

Le STRASS prend acte de cette décision, qui renforce sa détermination à défendre les intérêts de toutEs les travailleuses du sexe et leurs aliéEs qui luttent pour leur Droits.

Les Assises de la Prostitution sont une des trop rares occasions de rassemblement national des travailleurs du sexe et cette année encore, le STRASS participera à cet événement les 18 et 19 mars prochains à Lyon, ne déplaise à Mme Zoughebi !

infos :

contact@strass-syndicat.org

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Pour nous contacter

STRASS, Syndicat du Travail Sexuel
c/o Act Up-Paris
8 rue des Dunes
75019 PARIS

contact@strass-syndicat.org

Permanence POUR LES TRAVAILLEUR-SE-S DU SEXE tous les jeudis de 17h à 21h dans nos locaux à Paris.

Nous contacter en cas de violences : violences@strass-syndicat.org

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