Le STRASS s’est réuni en Assemblée Générale dimanche 31 mai 2026 pour discuter d’une éventuelle consigne de vote comme nous l’avions fait lors des dernières législatives en faveur du Nouveau Front Populaire.
Nous avons décidé de reporter à la rentrée notre décision pour deux raisons.
La première est que le programme de la LFI dit « l’Avenir en Commun » ne sera finalisé qu’en septembre, et qu’à ce jour, la question du travail sexuel est mal abordée, de manière partielle, sans co-construction avec les travailleurSEs du sexe.
La seconde est qu’à ce jour, Jean Luc Mélenchon, n’a toujours pas répondu à nos sollicitations pour une rencontre.
Sans aucun signe de dialogue possible, il nous apparait difficile de nous prononcer aussi rapidement, bien que le risque fasciste pèse très fort sur cette campagne, et que l’extrême droite, contrairement à la gauche, n’hésite pas à s’adresser à nous.
Il est irresponsable pour les partis de gauche de continuer à ignorer les travailleurSEs du sexe en France. Ce mépris de classe doit cesser. Nous attendons du prochain président de la république qu’il ne soit pas putophobe, et qu’il accepte de nous parler, comme il s’adresse à l’ensemble de ladite « Nouvelle France », dont nous faisons partie.