Strass Syndicat du travail sexuel - TravailleurSES du sexe en lutte !

Le STRASS soutient la Pride de Nuit 2017 !

Le STRASS appelle à participer nombreuxSEs à la Pride de Nuit 2017, festive, sociale, revendicative et solidaire…

Vendredi 23 juin, 19 h fontaine des innocents Paris

« Over the rainbow, coalition des non-conformes »

 

De plus, les premiers signaux envoyés par la présidence Macron s’inscrivent dans le mépris de classe, dans la complaisance envers les expressions homophobes et racistes, au mieux qualifiées de « trait d’humour maladroit ».
Dans la prolongation de la répression de l’activisme de gauche.
Dans la répression des expressions politiques autonomes des minorités – sous couvert de justifications pseudo LGBTQI-friendly et féministes.
Dans le contrôle des classes populaires, notamment racisées, par une précarisation et une répression généralisée s’éloignant chaque jour davantage de toute justice.
Dans une chasse accrue aux migrantEs, réfugiéEs et sans papierEs, que ne protègent plus que la solidarité de la société civile soumise elle-même à un harcèlement politique et policier.
Dans une politique économique et sociale qui s’apprête à aggraver la fracture entre celles et ceux qui peuvent se contenter d’une politique LGBTQI des droits et celles et ceux dont les conditions réelles et matérielles d’existence en limiteront de fait la portée.
Discriminations dans l’accès à l’emploi, dans la fixation du salaire, la progression de carrière, face au harcèlement de son employeur, de ses supérieurs et collègues, outing, etc, nous, homos, trans, bi, queer, raciséEs, séropos, atteintEs d’une pathologie grave, handicapéEs, gros-ses, précaires, non-conformes aux normes dominantes, connaissons dans nos quotidiens ce que des négociations renvoyées au sein des entreprises sont susceptibles de produire de violence.

C’est pourquoi nous dénonçons l’instrumentalisation de nos luttes dans le but de déconsidérer d’autres minorités sociales ou politiques, en particulier racisées, et desquelles certainEs d’entre nous font aussi partie. Nous dénonçons les stigmatisations et discriminations qui frappent les unes comme les autres. Et soutenons leurs initiatives visant à combattre ces discriminations.
Nous refusons que l’état d’urgence soit utilisé pour contrôler les expressions des opposants politiques et limiter la liberté de manifester.
Nous refusons que des mesures isolées (y compris plus que nécessaires) soient utilisées pour se dédouaner de la tolérance de l’homophobie qu’elle vienne du plus haut de l’Etat, de groupuscules haineux ou de sphères médiatiques.

Nous combattrons les politiques antisociales qui en aggravant la pauvreté et la précarisation contribuent à l’isolement et à la vulnérabilité des plus fragiles d’entre nous. Et les privent de l’accès aux droits, au logement, au travail, aux soins, à des retraites dignes de ce nom.
Nous nous opposerons à l’uberisation des services publics, notamment de santé, d’accueil des personnes âgées, et d’éducation ainsi qu’au renvoi de la protection des travailleurSEs au self service de la puissance patronale et entreprenariale.
Nous refusons une gentrification de nos luttes, prête à jouer les faire-valoir du libéralisme économique en échange d’un libéralisme sociétal partiel qui distribuerait des primes d’intégration et de représentativité. Et retrace des frontières entre de pseudo-respectabilités.

Et nous continuerons de nous battre pour :
• de véritables politiques publiques de lutte contre les LGBTQI-phobies et le sexisme,
• l’accès déjudiciarisé, rapide, déclaratif et gratuit au changement d’état civil, fondé sur la seule autodétermination, et à terme l’abrogation de la mention de genre à l’état-civil,
• l’arrêt des mutilations et des traitements sans nécessité vitale sur les personnes intersexes, et l’accès remboursé aux opérations et aux traitements pour les personnes trans qui les souhaitent,
• l’ouverture du droit à la PMA à toutes et tous,
• la réforme de l’établissement de la filiation et son inscription sur la base de l’engagement,
• une politique de santé publique respectueuse de critères humains et sanitaires et non économiques,
• des moyens concrets et d’ampleur contre l’épidémie de sida,
• l’arrêt des politiques discriminatoires, stigmatisantes et répressives contre les personnes racisées, les migrantEs, les travailleurSEs du sexe et les classes populaires,
• la fin des politiques de précarisation,
• une vraie politique d’accueil et d’accompagnement des migrantEs, des mesures d’urgence contre les persécutions y compris celles concernant les LGBTQI et la régularisation de tout.e.s les sans papierEs,
• Le développement des alternatives à l’emprisonnement et le respect de la dignité des personnes incarcérées et de leurs droits et accès aux traitements, y compris hormonaux.

RDV vendredi 23 juin 2017 à la fontaine des Innocents, Paris 1er –
(métro 1, 4, 7, 11, 14 / RER A, B, D Châtelet-Les Halles).

** Nous débuterons par des prises de parole à 18h et la manifestation partira à 19h. **

Avec le soutien de : Acceptess-T, Act Up-Paris, Aides, Alerta Feminista, Les Amis du Patchwork des Noms, le collectif Anti crasse, le BAAM (Bureau d’Accueil et d’Accompagnement des MigrantEs), le Bus des Femmes, C’est pas mon genre, l’Intersection, le Collectif Intersexes et Allié.e.s, les Dégommeuses, FéminiCités, le collectif Féministes Révolutionnaires, Femmes en Luttes 93, FièrEs, Flash Cocotte, Front de lutte LGBT, G.A.R.ç.E.S (Groupe d’Action et de Réflexion Contre l’Environnement Sexiste, Sciences Po), Gras Politique, Groupe anarchiste Orage, HomoSFèRe, le collectif La Chapelle Debout!, le Lesbotruck+, le collectif LGBT pour la Palestine, Madame Rap, MIF (Musulmans Inclusifs de France), l’Association Nationale Transgenre, l’Observatoire des Transidentités, le collectif Oui Oui Oui, les Ourses à plumes, Outrans, Panzy, Paris-T, le Planning familial, la PlayNight, Polyvalence, QueerParis, La Queer Week, la Rage, le Réseau pour une gauche décoloniale, RITA, Self-ish, le Seum Collectif, les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence – Couvent de Paname, le STRASS (Syndicat du Travail Sexuel), le T. Time, TRANS INTER Action [liste à date du 18/06]

Cet appel reste ouvert à signatures !

Contact : pride2nuit@gmail.com
sur Twitter : @PrideDeNuit

 

 

 

 

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Appel à manifestation samedi 8 avril 2017 départ 15h00 place Pigalle

Un an de pénalisation, un an de trop !

Marche pour les droits des travailleurSEs du sexe et contre la pénalisation du travail sexuel

Nous, associations de travailleurSEs du sexe, féministes, pour la santé, de lutte contre le sida, ou pour les droits humains, alertons sur le bilan catastrophique d’une politique de pénalisation contreproductive.

La pénalisation des clients ne fait pas baisser le nombre de travailleurSEs du sexe mais dégrade leurs conditions de travail. Par ailleurs, cette mesure comme l’ensemble de la loi du 13 avril 2016 n’a aucun impact sur la traite des êtres humains.

En revanche, la précarisation s’est généralisée avec un rapport de force inversé en faveur des clients. Avec un pouvoir de négociation affaibli, des déplacements et un isolement accrus, les travailleurSEs du sexe prennent plus de risques pour leur santé et leur sécurité, conduisant à une perte du suivi sanitaire, des interruptions de traitement, et des témoignages de violences plus nombreux. Il est urgent de mettre fin à ces mesures qui mettent en danger celles et ceux que la loi prétend défendre.

Venez nombreuSEs

Signataires :

Acceptess-T, Act Up-Paris, Aides, Amis du bus des femmes (Paris), Autres Regards (Marseille), Cabiria (Lyon), Collectif Droits & Prostitution, Collectif des femmes de Strasbourg-St Denis (Paris), Elus Locaux Contre le Sida, Grisélidis (Toulouse), Itinéraire Entr’Actes (Lille), Médecins du Monde, MWASSI-Collectif afro-féministe, Planning Familial, Les Roses d’Acier (collectif des travailleuses du sexe de Belleville), STRASS – Syndicat du Travail Sexuel

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8 Avril 2017 – Manifestation : un an de pénalisation, un an de violence, un an de précarisation, un an de trop !



La loi du 13 avril 2016 pénalisant nos clients a considérablement aggravé nos conditions de travail et de vie. Nous ne nous laisserons pas abolir par une idéologie criminelle.

Nous appelons à une manifestation le samedi 8 avril 2017 pour exiger l’abrogation de la pénalisation des clients et de toute mesure prohibitionniste.

Inscrivez vous sur l’événement Facebook

 

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LES TDS NE VEULENT PAS DE LA PREP !

Du 20 au 23 avril 2016 se tient à Bruxelles l’AFRAVIH, conférence internationale francophone VIH / Hépatites. Une bonne occasion d’échanger et de mettre en place des stratégies novatrices de lutte contre le VIH. Bien que nous croyons au bien fondé des ateliers et conférences, nous sommes profondément navré-e-s d’être – une fois de plus – utilisé-e-s, instrumentalisé-e-s par la lutte contre le VIH.

Nous avons découvert hier « L’appel de Bruxelles »1, qui plaide pour un accès universel à la PrEP (prophylaxie pré-exposition).

Nous comprenons tous les arguments avancés, la nécessité de nouveaux outils de prévention et réduction des risques, ainsi que les enjeux de santé (et financiers ?) autour de la PrEP. Et nous ne saurions nous opposer à cela en tant que tel.

Par contre, ce à quoi nous nous opposons fermement, c’est d’être utilisé-e-s comme un des « justificatifs » de cette nouvelle stratégie de prévention. Les travailleuses et travailleurs du sexe (TDS) sont déclaré-e-s ici comme des « personnes hautement vulnérables au VIH pour lesquelles les moyens de prévention traditionnels n’ont pas fonctionné ou ne sont pas adaptés ». Il semblerait donc, à en croire ce texte, que le préservatif ne serait pas adapté aux TDS. Ou encore que les moyens de prévention traditionnels n’auraient pas fonctionné pour les TDS.

L’idée développée est que « l’utilisation du préservatif reste, pour diverses raisons, loin d’être systématique chez les populations les plus vulnérables comme les professionnel(le)s du sexe (PS) ».

Outre l’abréviation « PS » sur laquelle on passera (qui montre bien le peu de prise en compte et de concertation), l’argumentaire fallacieux ne peut que nous faire bondir !

Si des prises de risques, comme des rapports sans préservatifs sont pris par les TDS dans le cadre de leur travail, ce n’est pas pour des « diverses raisons » (qui jette un voile plus que fumeux), mais notamment et en immense majorité à cause de situations sociales et économiques déplorables. Ne pas prendre en compte cette donnée spécifique des TDS et de leur rapport avec le VIH revient tout simplement à nier nos réalités !

Ce que veulent les TDS, ce ne sont pas des médicaments qui permettent de nous protéger du VIH lorsque les clients voudront des rapports sans préservatifs. Ce que nous voulons, ce sont des moyens de défense adéquats, des droits adéquats, qui nous permettent d’imposer nos conditions, comme celle du préservatif.

Dans une note publiée2 par le STRASS (Syndicat du Travail Sexuel) en mai 2014, il apparaît que « Si certain-e-s travailleur-se-s du sexe ont fait part de leur enthousiasme quant à ce nouvel outil de prévention, nous notons qu’il s’agit plutôt d’hommes gays qui ont déjà des rapports sexuels sans préservatifs et sont déjà informés sur cet outil. Cependant, dans la grande majorité des réponses que nous avons reçues, les travailleur-ses s du sexe, en particulier chez les femmes, ont davantage fait part de leurs réserves. ».

Aussi, est soulevée la question de l’accès aux services de santé pour les TDS, bien plus défaillant que notre utilisation du préservatif. Et cela en particulier à cause des politiques répressives à notre encontre.

Une autre problématique est le pouvoir que l’on accorde au client : on observe déjà dans de grandes villes comme Paris ou Bruxelles une augmentation des demandes de rapports sans préservatifs, sous prétexte d’une utilisation de la PrEP (!).

Depuis la parution de cette note, les occasions où le STRASS ou d’autres TDS ont pu s’exprimer à propos de la PrEP se sont multipliées. Diverses occasions où nous avons pu exprimer nos réserves, nos revendications, et notre parole.

Quant à l’idée que les TDS seraient des « personnes hautement vulnérables au VIH », cela pose encore question.

Si l’exposition au VIH est plus grande (CQFD : plus de rapports, plus d’exposition), la prévalence du VIH chez les TDS n’est quant à elle pas démontrée. C’est ce que révèle le rapport de Janvier 2016 de la Haute Autorité de Santé3, qui dit que « les données disponibles n’indiquent pas que l’activité prostitutionnelle soit en soi un facteur de risque d’infection au VIH/Sida ».

Ce travail de la HAS, qui à duré plus d’un an rassemble plus de 50 études quantitatives en Europe, et peut donc vraisemblablement être considéré comme des plus sérieux.

Hormis ces rapports existants, hormis les nombreux débats qui ont déjà eu lieu autour de la PrEP, où les TDS ont pu maintes et maintes fois s’exprimer sur leurs réticences, UTSOPI (Union des Travailleu(r)ses du Sexe Organisé-e-s Pour l’Indépendance) est présent et actif sur Bruxelles, là où cet appel à été rédigé. Nous regrettons profondément de ne pas avoir été sollicité-e-s, ne serait-ce que questionné-e-s à ce sujet.

Une fois de plus, les associations et lobby parlent à propos de nous, sans nous.

Une fois de plus, nous sommes vus uniquement comme « population cible », « vulnérable », « précaire », mais certainement pas comme des interlocuteurs assez valables pour nous demander notre avis.

Signataires :

UTSOPI (Union des Travailleu(r)ses du Sexe Organisé-e-s Pour l’Indépendance)

STRASS (Syndicat du Travail Sexuel)

1http://appel-bruxelles-prep.org/

2http://strass-syndicat.org/tag/trods/

3http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2016-04/rapport_etat_de_sante_des_personnes_en_situation_de_prostitution_et_des_travailleurs_du_sexe_vf.pdf

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Marseille 18 novembre 2015 : SITUATION & COMBATS DES TRAVAILLEUR-SE-S DU SEXE

12232877_1037888316232701_5974068158063225245_oRencontre/débat sur la situation et les combats passés et présents des travailleurSEs du sexe où il sera question de la situation juridique et politique des TDS en France – des actions du STRASS – du combat des TDS en France – de la situation des migrants travailleurs sexuels et les minorités sexuelles en demande d’asile au Royaume-Uni (Londres) et en France (Marseille/Paris) – du débat sur la pénalisation des clients…

En présence de:

MARIE PRIN
Secrétaire Générale du STRASS
&
NICOLA MAI
Professeur de Sociologie à l’University Kingston London et entre 2014 et 2015, Laboratoire Méditerranéen de Sociologie (LAMES, MMSH/Aix-Marseille Université).

à Manifesten, 59 rue Adolphe Thiers Marseille 1er

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Le bulletin du STRASS N°6, le premier 2014

le bulletin du STRASS numéro 6 est sorti !

Vous l’attendiez avec impatience ! Voici le premier bulletin du STRASS pour cette nouvelle année 2014, il revient sur l’actualité en lien avec le travail sexuel

pour le lire en ligne : ICI (Fr)

version espagnole : boletin6-es_enligne

pour avoir une version à imprimer et à distribuer : ICI (Fr)

version espagnole : boletin6-es-imprimable

Le Strass vous souhaite  à vous touTEs, ses meilleurs vœux et une bonne lecture !

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Justice – Communiqué de presse.

Le 14 décembre 2011, la Cour d’Appel de Paris, a confirmé le jugement condamnant Mme Henriette Zoughebi, Vice- présidente (PC) du Conseil Régional d’Ile-de-France.

En février dernier, Mme Zoughebi avait été reconnue coupable de diffamation et condamnée à 500€ d’amende avec sursis, 1500 de frais de justice et 1€ de dommages et intérêts au STRASS, le Syndicat du Travail Sexuel. La Cour d’Appel a en outre alourdi cette peine de 500 pour frais de justice.

Sur son blog, Mme Zoughebi s’en était violemment pris aux organisateurs des “Assises de la Prostitution”. Le Tribunal a également ordonné le retrait du texte incriminé, ce à quoi la condamnée s’est toujours soustraite.

Le STRASS salue cette décision, qui rappelle clairement que si la Liberté d’expression doit être respectée et défendue dans le débat sur la prostitution, elle n’autorise personne à diffamer celles et ceux qui défendent les Droits des travailleusES du sexe.

infos :

contact@strass-syndicat.org

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Une nouvelle équipe pour le STRASS

L’Assemblée Générale du STRASS s’est tenue le 2 juin dernier.

Lors de cette AG nous avons renouvelé notre bureau et élu les personnes suivantes :

Morgane Merteuil, secrétaire générale

Nicole Simovic, trésorière

Le reste du CA est composé de :

Tatiana M.

Cornelia Schneider

Chloé N.

Maitresse Gilda

Samantha

Manon

Les portes paroles sont également reconduites dans leur fonction à savoir :

Maitresse Gilda

Tiphaine Besnard

Isabelle Schweiger

Le STRASS est à présent composé de 462 membres à jour de leur cotisation.

La priorité de la nouvelle équipe pour l’année qui vient sera la lutte contre la pénalisation des clients.

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MANIFESTATION PARIS 2 JUIN 2011 14 h de Pigalle à République

Travailleurs/-ses sexuelLEs
Pour la reconnaissance de nos métiers, défendons nos droits. Pour notre survie, luttons en montrant que nous sommes nombreux/-ses et solidaires.

  • Contre la pénalisation du racolage,
  • contre les amendes,
  • contre nos voitures à la fourrière,
  • contre le retrait de la garde de nos enfants,
  • contre la pénalisation de nos clientEs,
  • contre l’arrestation des escortes sur Internet,
  • contre l’expulsion de nos collègues étrangerEs,
  • contre le statut d’inadaptéE sociale,
  • contre les violences,
  • contre le proxénétisme d’État et toute exploitation de nos métiers.

MANIFESTATION PARIS 2 JUIN 2011 14 h de Pigalle à République

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Christine LeDoaré réfléchit elle ?

Une fois de plus le STRASS est attaqué par LeDoaré.
Nous devons donc une fois de plus faire cette mise au point.

1) Le STRASS n’est pas réglementariste. Nous nous sommes déjà clairement exprimées contre la réouverture des maisons closes, auxquelles nous préférerions des maisons ouvertes auto-gérées et surtout le libre choix de nos conditions de travail sans interférence de l‘Etat.
http://www.strass-syndicat.org/2009/11/reouverture-des-maisons-closes-mise-au-point-sur-la-position-du-strass

2) Le STRASS s’est régulièrement exprimé contre toute forme de salariat ou d’exploitation du travail sexuel, et donc de proxénétisme. Or, les lois sur le proxénétisme sont le plus souvent contre-productives et criminalisent autant si ce n’est plus les travailleurs du sexe plutôt que les proxénètes. Ces lois servent à nous exclure du droit commun en nous créant un statut à part, celui d’inadaptées sociales qui a été crée par les ordonnances de 1960 en même temps que le délit de proxénétisme.

Les lois sur le proxénétisme criminalisent et empêchent entre autres:
– le fait de passer des petites annonces dans la presse ou sur Internet
– le fait de travailler à plusieurs pour sa sécurité
– le fait de louer un studio pour y travailler
– le fait de travailler en établissement
– tout acte d’aide à la prostitution et donc toute forme de solidarité entre nous
– le fait de prêter sa camionnette à une collègue
– toute transaction économique en particulier dans l’organisation de son travail
– le fait que quelqu’un vive d’une partie de nos revenus, incluant nos maris, membres de notre famille et enfants majeurs.

Le paradoxe de ces lois font que nombreux sont les travailleurs du sexe qui font appel à des proxénètes pour ne pas être criminalisés eux/elles-mêmes. Elles ne nous offrent d’ailleurs aucune réelle protection puisque les plaintes des travailleurs du sexe sont rarement enregistrées par la police quand nous ne sommes pas directement arrêtées à la suite d’un dépôt de plainte.
Nous exigeons donc l’abolition de ces lois, et que les lois du droit commun et le code du travail contre les violences, l’extorsion de revenus et l’exploitation soient appliquées pour nous comme à tout autre citoyen et travailleur.

3) Le STRASS a une femme comme porte parole nationale, Tiphaine Besnard, mais qui n’est pas nouvelle puisqu’élue depuis la dernière AG de décembre 2009 avec le reste de l’ensemble du bureau et du CA. Elle succède à Isabelle Schweiger, une autre femme. Le STRASS a également 4 porte parole régionales, 2 femmes bios et 2 femmes trans‘. Aucun homme n‘a été élu porte parole. Notre secrétaire générale est aussi une femme.
http://www.strass-syndicat.org/2009/12/une-nouvelle-equipe-pour-le-strass

4) Le STRASS est accusé de négationnisme car nous nions, premièrement, que la majorité des travailleurs du sexe seraient des victimes de la traite ou des enfants gays jetés de chez leurs parents et, deuxièmement, que nous aurions pour la plupart subi des traumatismes sexuels dans l‘enfance. Même si tous les migrants sur le sol français étaient des victimes de la traite et de l’exploitation ce qui n’est bien sur pas le cas, il n’en reste pas moins que la majorité des travailleurs du sexe qui travaillent en France sont d’origine française. Ils ne sont donc pas des victimes de la traite.
S’agissant de la prostitution homosexuelle, nous invitons LeDoaré a consulter les sites d’escorts gays ou à se rendre sur les lieux de drague pour y compter par elle-même le nombre d’enfants jetés de chez leurs parents.

De plus, nous considérons que les affirmations sur les traumatismes sexuels dans l’enfance ne servent en rien à lutter contre ces violences ou à aider les travailleurs du sexe de quelque façon que ce soit. Ces déclarations servent uniquement à décrédibiliser les prises de positions publiques des travailleurs du sexe en expliquant que nos choix et actions ne seraient que le résultat de traumatismes sexuels.

5) LeDoaré ne fournit toujours aucune preuve à ses affirmations mais cite les pires abolitionnistes du monde en référence. Ceux-ci sont pourtant régulièrement critiqués et dénoncés pour fournir des chiffres ne reposant pas sur des bases scientifiques mais sur des interprétations et de l‘idéologie.
Le sociologue Lilian Mathieu a du parmi d’autres revenir sur la fabrication de ces chiffres cités également en exemple par ATTAC: http://www.contretemps.eu/socio-flashs/ce-que-melange-entre-expertise-militantisme-peut-produire-pire

6) En outre de noms, LeDoaré cite deux textes en référence pour dénoncer les lois australiennes et de pays qui ont décriminalisé le travail du sexe. Nous avons déjà publié le texte de nos collègues australiennes qui répondent à ces accusations. http://www.strass-syndicat.org/2010/03/les-lois-sur-le-travail-du-sexe-en-australie
Ces deux textes sont issus de personnes qui sont connues pour leur homophobie et transphobie
– Sheila Jeffreys: http://sisyphe.org/spip.php?article1050
– Julie Bindel: http://www.guardian.co.uk/world/2004/jan/31/gender.weekend7
C’est tout de même un peu maladroit de la part d’une présidente de centre LGBT.

7) LeDoaré nous cite ensuite comme autre grande référence… la télévision, et le dernier numéro d’Envoyé spécial consacré à la prostitution des enfants dans lequel on apprendrait qu’il y aurait 10 000 enfants prostitués, soit 1 prostitué sur 3.
http://www.leblogtvnews.com/article-prostitution-des-mineurs-en-france-enquete-dans-envoye-special-46432525.html
Le problème est que ce chiffre est comme les autres inventé, et ne repose sur aucune base scientifique. L’association abolitionniste ACPE qui lutte contre la prostitution des enfants et citée dans le reportage d’Envoyé Spécial a elle-même du mal à savoir d’où ce chiffre vient.
http://www.acpe-asso.org/2007/04/13/a-la-poursuite-du-chiffre-perdu/
http://www.acpe-asso.org/2007/12/03/enfants-perdus-chiffres-perdus-part-ii/

8) Le STRASS parle des clients comme de partenaires sexuels. Effectivement, nous avons des rapports sexuels avec eux. Ce sont donc des partenaires sexuels. Nous sommes contre la criminalisation de ces hommes (et quelques femmes et trans‘) avec qui nous avons ces rapports sexuels et aussi parce que nous sommes contre de manière générale la criminalisation de tout rapport sexuel consensuel entre adultes.

9) Le STRASS défend les intérêts de tous les travailleurs du sexe qu’ils travaillent par choix, contraintes ou circonstances. Si notre but n’était que de défendre les intérêts d’”escortes et de fils de bonne famille“, nous ne revendiquerions pas par exemple la décriminalisation du racolage comme notre priorité alors que celle-ci touche avant tout les travailleurs du sexe les plus vulnérables. Pour lutter contre la traite et l’exploitation, il faudrait déjà qu’on arrête de criminaliser les travailleurs du sexe. Or, mis à part le STRASS et nos alliées, personne d’autre ne lutte contre la prohibition. LeDoaré demande au contraire de criminaliser nos clients, qui à présent sont encore les seuls à pouvoir constater directement les problèmes de traite et les reporter à la police sans crainte de poursuites légales contre eux.

10) Le STRASS s’interroge enfin sur la cohérence des attaques de LeDoaré, elle si encline à dénoncer les “industries capitalistes et mondialisées de l’industrie du sexe” en s’attaquant à un syndicat de travailleurs mais tout en nouant des partenariats en tant que présidente du Centre LGBT avec des patrons de l’industrie du sexe gay ou qui vivent en partie des revenus de cette industrie. Pour ne citer que le SNEG, Pink TV et Têtu parmi ses membres et financeurs…
http://www.centrelgbtparis.org/spip.php?page=rubrique&id_rubrique=15
http://www.centrelgbtparis.org/spip.php?rubrique38
http://www.centrelgbtparis.org/spip.php?article95

Nous nous demandons où sont ses intérêts à agir de la sorte, et si elle n’en a aucun, nous devons en conclure que c’est simplement par bêtise.

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Pour nous contacter

STRASS, Syndicat du Travail Sexuel
c/o Act Up-Paris
8 rue des Dunes
75019 PARIS

contact@strass-syndicat.org

Permanence POUR LES TRAVAILLEUR-SE-S DU SEXE tous les jeudis de 17h à 21h dans nos locaux à Paris.

Nous contacter en cas de violences : violences@strass-syndicat.org

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