Strass Syndicat du travail sexuel - TravailleurSES du sexe en lutte !

Loi anti prostitution : un an de pénalisation, un an de violence, un an de précarisation, un an de trop !



La loi du 13 avril 2016 pénalisant nos clients a considérablement aggravé nos conditions de travail et de vie. Nous ne nous laisserons pas abolir par une idéologie criminelle.

Nous appelons à une manifestation le samedi 8 avril 2017 pour exiger l’abrogation de la pénalisation des clients et de toute mesure prohibitionniste.

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Mauvaise Année 2017 !

Le STRASS adresse ses pires vœux de mauvaise année à l’ensemble des parlementaires qui ont voté pour la pénalisation de nos clients.

En 2016, vous avez voté une loi anti-prostitution qui nous a précariséEs, misEs en danger, qui a dégradé nos conditions de travail et d’existence. À cause de vous, de nombreuSEs travailleurSEs du sexe sont contraintEs à une plus grande mobilité, à prendre plus de risques pour leur vie, leur santé et leur sécurité. Nos revenus ont été diminués, et les signalements d’agressions sont plus nombreux.

Tout ceci n’est pas faute de vous avoir prévenu. Vous aviez à disposition tous les rapports scientifiques et institutionnels de l’ONUSIDA, de l’Organisation Mondiale de la Santé, d’Amnesty International, The Lancet, le Planning Familial, Aides, Médecins du Monde, le PNUD, la Commission Nationale Consultative sur les Droits de l’Homme, le Défenseur des Droits, de la Haute Autorité en Santé, etc.

Nous ne pouvons donc pas vous souhaiter une bonne année 2017, mais au contraire, un bon « parcours de sortie de la politique » à la suite d’une défaite électorale cinglante que vous méritez, et qui nous l’espérons, vous attend en 2017.

Le Syndicat du Travail Sexuel

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Rassemblement contre la pénalisation des clients des travailleurSEs du sexe

La proposition de loi visant notamment à pénaliser les clients des travailleurSEs du sexe sera discutée une dernière fois ce mercredi 6 avril à l’Assemblée Nationale.

Cette mesure est dangereuse en premier lieu pour les prostituéEs. Les associations communautaires, de santé et de lutte contre le sida, et surtout les premierEs concernéEs n’ont eu de cesse de s’y opposer.

Au mépris de cette opposition, les parlementaires risquent de voter cette loi, qui ne comporte aucune mesure bénéfique pour les travailleurSEs du sexe et qui, au prétexte de les « protéger », va les exposer un peu plus aux violences, celles des réseaux et celles de la police, à l’isolement, et les éloigner des structures de santé, de soin et de dépistage et entraver leur accès au droit.


Rendez-vous ce mercredi 6 avril à 13h métro Invalides.

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https://www.facebook.com/events/1285252588169660/

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Ni pénalisation du racolage, ni pénalisation des clients : mais à quand des droits pour les putes ? 

Ce mercredi 14 Octobre au soir, le Sénat a voté la proposition de loi de renforcement de la lutte contre le système prostitutionnel, telle qu’elle avait été amendée par la commission spéciale chargée de l’étudier pour cette deuxième lecture.

L’article proposant de pénaliser les clients des travailleuses du sexe n’a ainsi pas été réintroduit, malgré quatre amendements, dont un du gouvernement en ce sens, et l’abrogation du délit de racolage a quant à elle été confirmée. Ces deux très bonnes nouvelles signifient que le Sénat a rejeté à la fois la répression directe des travailleurSEs du sexe via le délit de racolage, et leur répression « indirecte » (mais dont les conséquences seraient tout aussi concrètes) via la pénalisation de leurs clients.

Cependant, bien que l’article 1 du texte initial qui permettait un blocage des sites internet sans autorité judiciaire ait été rejeté par les deux chambres en première lecture, il impose désormais aux hébergeurs une obligation de signalement et de suppression de nos sites. On peut s’interroger tant sur le but que sur la légitimité de cette mesure qui contraint les opérateurs à signaler et supprimer les sites faisant la promotion d’une activité qui par ailleurs, demeure parfaitement légale.

De même, si les autorisations provisoires de séjour dont peuvent bénéficier les victimes de traite peuvent atteindre un an, et non plus 6 mois, celles-ci restent soumises à condition ; la condition n’est certes plus d’avoir déjà cessé le travail sexuel, mais de s’être engagé dans un processus de cessation de l’activité. Ce chantage consistant à n’aider que les « bonnes victimes » qui veulent arrêter le travail sexuel nous semble toujours aussi indécent et dangereusement contre-productif si le but visé est d’aider celles et ceux qui voudraient réellement arrêter le travail sexuel.

Nous le répétons :

seule la régularisation DE PLEIN DROIT, sans condition, des travailleurSEs du sexe et de touTEs les sans-papier sera à même de renverser le rapport de force en leur faveur.

et seule une DÉPÉNALISATION entière du travail du sexe (racolage, clients, proxénétisme) sera à même de permettre l’amélioration de nos conditions de travail.

Le Sénat a hier franchi une étape ; mais dans l’attente de savoir si l’Assemblée Nationale, suite à l’établissement d’un nouveau texte par une commission paritaire, fera à nouveau machine arrière, nous tenons à rappeler, plus que jamais, nos revendications :

NI ABOLITION, NI REPRESSION : des droits pour les travailleurSEs du sexe !

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Appel à manifestation contre la pénalisation des travailleurSEs du sexe et de leurs clients !

Le 14 octobre 2015, le Sénat discutera la proposition de loi « de lutte contre le système prostitutionnel », qui prévoit notamment la pénalisation des clients des travailleurSEs du sexe.

OpposéEs à l’adoption de ce projet de loi, nous rappelons que toute mesure de pénalisation, directe ou indirecte, de l’exercice de la prostitution, ne fait que nous fragiliser et n’apporte aucune réponse aux problèmes que nous pouvons rencontrer (précarité, exploitation, violences, traite). La vulnérabilité des travailleurSEs du sexe aux violences et à l’exploitation ne sera pas combattue par des mesures punitives et policières, mais par la décriminalisation du travail sexuel. Plutôt qu’un conditionnement des (maigres) aides sociales à l’arrêt de la prostitution, plutôt qu’un tour de passe-passe entre l’abrogation du délit de racolage et la pénalisation des clients, et plutôt que des titres de séjour précaires, nous défendons l’accès aux droits pour touTEs, des régularisations qui permettent l’accès à la justice pour les victimes de violences ou d’exploitation, et l’abrogation immédiate du délit de racolage et des arrêtés municipaux interdisant l’espace public aux travailleurSEs du sexe.

A l’heure où une partie de la gauche se dit solidaire des migrants, cette proposition de loi soutenue par une majorité des forces politiques vise à expulser les travailleurSEs du sexe migrantes du territoire français, à renforcer notre contrôle, tout en s’appuyant sur un biais moral qui fait de nous des victimes.

Mais si nous sommes victimes, c’est bien d’une répression quotidienne favorisant notre exploitation. Malgré la stigmatisation croissante, nous prenons la parole pour dénoncer les violences que nous subissons, au premier rang desquelles les violences policières et étatiques. Nous nous organisons et nous luttons pour nos droits de travailleurSEs !

C’est pourquoi, nous appelons à un rassemblement contre l’adoption de ce projet de loi qui aura des conséquences désastreuses sur nos vies et nous vous invitons à nous rejoindre en solidarité avec touTEs les travailleurSEs du sexe.

Rassemblements le 14 octobre à 14h

à Paris devant le Sénat

à Toulouse Esplanade François Mitterrand (Métro Jean Jaurès)

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TOULOUSE : Rassemblement contre la pénalisation des travailleurSEs du sexe, des prostituéEs et de leurs clients

Le 12 juin 2015, l’Assemblée Nationale étudiera en deuxième lecture la proposition de loi visant à « lutter contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, contre le proxénétisme et pour l’accompagnement des prostituées».
La mesure phare de cette proposition, la pénalisation des clients, bien qu’elle ait été dénoncée par le Sénat, a été réintroduite dans le texte et à toutes les chances d’être finalement votée. De plus, nous revendiquons l’abrogation du délit de racolage public qui avait également été supprimé par le Sénat.
En novembre 2013, un nombre important d’associations locales s’étaient mobilisées et nous avions été près de 300 à défiler dans les rues toulousaines pour dénoncer cette mesure. Une telle mobilisation est plus que jamais nécessaire pour éviter l’adoption de ce projet de loi qui aura des conséquence désastreuses sur les conditions de vie et de travail des travailleurSEs du sexe et des prostituées.
Grisélidis et le STRASS appellent donc les associations de santé communautaire, de santé, de lutte contre le Sida, LGBT et féministes, ainsi que toutes les personnes solidaires avec les travailleurSEs du sexe et les prostituéEs à ce rassembler vendredi 12 juin 2015 à 17h au métro Jean Jaurès.

« Prostitution: Non à la pénalisation – On veut des putains de droits! » premiers signataires :  Grisélidis, Médecins du Monde 31, Aides 31, le Planning Familial 31, Act Up Sud Ouest, la Case de Santé, le STRASS, Arc En Ciel, Santé Active et Solidaire, Faire Face, Homosexualités et socialisme, l’Ebranleuse et Afrique Arc-en-ciel.

11116331_787295328052290_7397544420197504182_oTOULOUSE : Vendredi 12 juin 2015 – 17h – Esplanade François Mitterrand (Métro Jean Jaurès)

https://www.facebook.com/events/1024139017597695/

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PENDANT QUE LES PARLEMENTAIRES FONT DU SURPLACE, LES TRAVAILLEUSES DU SEXE CONTINUENT DE SUBIR LA RÉPRESSION

Sans grand étonnement, le sénat a réintroduit la pénalisation du racolage lors des discussions de ce 20 mars portant sur la loi de lutte contre le système prostitutionnel – ré-intitulée pour l’occasion loi de lutte contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, contre le proxénétisme et pour l’accompagnement des personnes prostituées.

Sans grand étonnement, car ce qui anime les motivations, tant des députéEs que des sénateurs et sénatrices, et sauf exception, n’a jamais été l’intérêt des travailleuses du sexe : alors que les unEs parient sur le délit de racolage public, les autres préfèrent parier sur la pénalisation des clients. Au fond, le but recherché reste cependant toujours le même : maintenir une répression sur le travail sexuel afin de légitimer l’isolement des travailleuses, leur éloignement des centre-villes.

Nous ne sommes pas dupes de ce qui est considéré comme un revirement. Le ton des débats de ce jour, les mensonges qui y ont été débités, le refus de mettre en place de véritables mesures sociales de lutte contre la précarité ou de régularisation des sans-papiers – le simple fait de proposer des APS d’1 an au lieu de 6 mois a suscité beaucoup de débats – est une preuve de plus s’il en fallait qu’aucune des revendications des travailleuses du sexe, ni des associations qui travaillent avec elles, n’ont été entendues.

Nous nous interrogeons sérieusement sur l’intérêt, pour les organisations abolitionnistes, de pousser pour le vote de cette proposition de loi, qui n’apporte aucune réponse aux problèmes que nous rencontrons en tant que travailleuses du sexe.

Nous exigeons que le gouvernement renonce à cette proposition de loi, et mette en revanche à l’ordre du jour la proposition de loi déposée par Esther Benbassa qui visait à l’abrogation du délit de racolage public, votée par ce même Sénat il y a tout juste un an. Nous ne céderons ni au chantage qui consiste à conditionner l’abrogation du délit de racolage public à la pénalisation des clients, ni à celui qui consiste à maintenir le délit de racolage public pour ne pas voter la pénalisation des clients : pendant que nos parlementaires vont et viennent entre deux mauvaises alternatives, les travailleuses du sexe vont et viennent, elles, entre arrestations et précarité.  

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Quand la secrétaire d’Etat aux droits des femmes oscille entre ignorance et malhonnêteté…

Le 19 mars dernier, la secrétaire d’Etat aux droits des femmes était auditionnée par la Commission spéciale du Sénat sur la lutte contre le système prostitutionnel. A la lecture du compte-rendu de cette audition, il nous faut nous rendre à l’évidence : Mme. Boistard ne maîtrise pas du tout son sujet et ses propos oscillent entre ignorance et malhonnêteté.

Elle affirme ainsi que, selon le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), il existerait des risques sanitaires communs à toutes les formes de prostitution. Or ce rapport souligne exactement le contraire, à savoir que les risques sont « avant tout liés à la précarité des conditions d’existence » et que « le niveau de risques et la fréquence des pathologies varient selon les publics et les contextes d’activité ». La secrétaire d’Etat aux droits des femmes déforme donc sans vergogne les conclusions d’un rapport de l’IGAS, par définition indépendante, pour la faire coller à l’idéologie abolitionniste qu’elle souhaite véhiculer.

Non contente de travestir les conclusions de ce rapport, elle choisit sciemment d’ignorer les rapports indépendants concluant à la dégradation des conditions de vie des travailleuses du sexe en Suède pour leur privilégier le rapport officiel du gouvernement qui, bien évidemment, soutient la pénalisation des clients.

Ce faisant, la secrétaire d’Etat aux droits des femmes ne méprise pas seulement la parole des travailleurSEs du sexe en lutte pour leurs droits partout dans le monde1, mais également celle d’associations de santé (Act Up-Paris, Aides, Médecins du monde, etc.), féministes (Mouvement français pour le planning familial, Collectif 8 mars pour toutes, etc.) et de défense des droits humains (Ligue des droits de l’homme, etc.)2, d’instances nationales(Conseil national du sida, Commission nationale consultative des droits de l’homme, etc.)3 et internationales (Organisation Mondiale de la Santé, Programme des Nations-Unies pour le développement, ONUSIDA, etc.)4, lesquelles se sont toutes prononcées contre la pénalisation des clients des travailleuses du sexe. Non pas dans un contexte de défense du travail sexuel en tant que tel, mais bien parce que les conséquences d’une telle pénalisation seraient délétères pour les premièrEs concernéEs.

A une semaine du débat au Sénat sur la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel, une telle méconnaissance du sujet par la secrétaire d’Etat aux droits des femmes fait preuve au mieux d’une incompétence crasse, au pire d’une position consciemment criminelle.

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QUELS SUCCÈS POUR LA PÉNALISATION DES CLIENTS EN NORVÈGE ?

Il y a quelques jours a été publié le rapport de l’évaluation par le gouvernement norvégien de la loi de pénalisation des clients en Norvège après 5 ans d’application. Puisque les prohibitionnistes se réjouissent déjà de ce qu’ils considèrent comme une preuve de succès, il nous semble nécessaire de faire le point sur ce que ceux-ci nomment un succès.

Si le rapport est en norvégien, un sommaire en anglais (à partir de la page 11) y est cependant inclus, à partir duquel il nous est déjà possible de remettre en cause les succès affirmés.

L’évaluation semble en effet se vanter de la diminution de la prostitution et de la traite à des fins de prostitution. Pourtant, elle reconnait dans le même temps qu’elle ne dispose d’aucune donnée fiable pour comparer les chiffres avant et 5 ans après le passage de la loi. Certes, on lit que le travail de rue (qui a toujours été très minoritaire dans un pays comme la Norvège) a diminué (comme il a également tendance à le faire dans tous les pays du monde, cependant). Plus exactement, que “Lorsque la police a stratégiquement ciblé le marché, nous constatons une nette diminution du nombre de personnes dans la prostitution” (“When the police have strategically targeted the market, we see a clear fall in the number of people in prostitution” p. 12). En d’autres termes, la réduction du nombre de travailleur-se-s dans la rue pourrait être moins due à la loi en elle-même qu’à la présence policière. En ce qui concerne le travail indoor, le rapport reconnait que ses estimations sont “considérablement plus incertaines” (“considerably more uncertain” p.12) mais que “notre meilleur estimation – avec un haut degré d’incertitude – est une réduction du marché de l’ordre de 10-20 pourcents comparé à la situation avant la loi” (“Our best estimate – with a high degree of uncertainty – is a market reduction of 10-20 percent compared to the situation before the law.” p.12)

De la même manière, il peut sembler délicat de parler d’une diminution de la traite alors qu’il est fait état que de manière générale les travailleur-se-s du sexe sont aujourd’hui moins susceptibles qu’avant la loi de dénoncer les violences dont elles sont victimes : alors même que le rapport affirme, du reste comme de nombreux-ses prohibitionnistes ici, que “la loi qui criminalise l’achat de services sexuels renforce les droits du/de la vendeurSE dans le sens où l’acheteur peut être dénoncé à la police” (The law that criminalises buying sex strengthens the rights of the seller in the sense that the buyer can be reported to the police” p. 14) , il explique dans le même temps qu’en ce qui concerne les travailleurSEs indoor, “Le seuil à partir duquel un client violent sera signalé à la police semble également être plus élevé depuis la loi. Les personnes dans la prostitution ont peur que de telles actions leur portent préjudice plus tard” (The threshold for reporting a violent customer to the police also seems to be higher after the law. People in prostitution are afraid that such actions will come back to halt them at later stages” p. 14). Un de ces préjudices pourrait notamment être la perte de son logement, puisqu’un précédent rapport nous apprenait l’existence de l’opération “homeless” (sans-abri), qui consiste en des opérations lors desquelles la police prévient les propriétaires des appartements loués par les travailleur-se-s du sexe qu’ils seront poursuivis pour proxénétisme s’ils n’expulsent pas leurs locataires.

Cela est d’autant plus inquiétante que le rapport nous apprend également que les travailleur-se-s du sexe ont baissé leurs tarifs et disposent d’un moindre pouvoir de négociation maintenant qu’avant cette loi : “ dans cette branche [le secteur indoor] du marché de la prostitution, les prix sont maintenant plus bas qu’avant l’introduction de l’interdiction” (“in this branch of the prostitution market the prices are lower now than before the introduction of the ban” p. 12) et “le client a désormais peur de se faire attraper, ce qui peut résulter en un temps réduit pour décider de passer ou non un accord avec le client aussi bien qu’en une baisse des prix.” (“The customer is now afraid of being caught and this can result in less time to decide whether to strike a deal with the customer or not as well as lower prices” p.14). On lit également que “les hommes et les femmes dans la prostitution ont besoin de travailler plus maintenant afin de s’assurer des revenus similaires à ceux de 2008”. (“Men and women in prostitution need to work harder now in order to secure 2008 income levels” p.12) ou encore que “les femmes dans le marché de rue rapportent avoir une position plus faible pour négocier et plus d’inquiétudes quand à leur sécurité maintenant qu’avant que la loi soit introduite” (“women in the street market report to have a weaker bargaining position and more safety concerns now than before the law was introduced” p.14)

Pour résumer, et reprendre à nouveau les mots du rapport : “L’interdiction de l’achat de services sexuels en combinaison avec l’interdiction du proxénétisme et des intermédiaires ont rendu plus difficile la vente de services sexuels en Norvège, notamment si de telles activités sont menées dans des hôtels ou des appartements” (“The ban on purchasing sex in combination with the ban on pimping and pandering have made it harder to sell sexual services in Norway, especially if such activities are conducted in hotels and apartment collectives” p.14) : les travailleurSEs du sexe norvégienNEs doivent travailler plus, à des tarifs plus bas, ont perdu de leur pouvoir de négociation face aux clients, et signalent moins qu’avant les violences dont elles peuvent être victimes. Tout cela en échange d’une baisse (incertaine) du travail sexuel de l’ordre de 10-20%.

Si c’est là ce que les défenseurs du modèle de pénalisation des clients appellent un succès, nous ne cesserons de combattre cette auto-satisfaction et de la révéler pour ce qu’elle est : une volonté d’en finir avec la prostitution, et peu importe si cela coûte la vie des travailleurSEs du sexe. 

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Victoire pour les travailleurSEs du sexe ! 

bravo

Le STRASS salue le retrait de la pénalisation des clients du texte de loi sur la prostitution qui sera présenté au Sénat.

Contrairement aux députés Olivier, Coutelle et Geoffroy, la commission spéciale du Sénat aura pris le temps d’organiser de véritables auditions, d’écouter tous les poins de vue, de prendre en compte les avis des institutions nationales et internationales de santé et de défense des droits humains ainsi que les preuves disponibles sur les effets néfastes de la pénalisation. Surtout, elle aura pris en compte la parole des premièrEs concernéEs, à savoir nous les travailleurSEs du sexe.

Nous continuerons de combattre l’idéologie prohibitionniste qui, à l’aide de faux chiffres et d’amalgames, instrumentalise nos souffrances pour justifier une pénalisation qui ne résoudra en rien les problèmes d’exploitation, de violences et de travail forcé.

Nous exigeons des députéEs qu’ils et elles renoncent également à la pénalisation des clients, et adoptent le plus rapidement possible la dépénalisation du racolage, en inscrivant à l’ordre du jour la PPL Benbassa votée en mars 2013 si la PPL actuelle devait être enterrée.

Nous exigeons également la régularisation de touTEs les travailleurSEs du sexe sans papiers, le droit au changement d’état civil pour les trans, et une réelle politique de lutte contre la précarité et l’exploitation qui passe par la reconnaissance de nos droits.

Enfin, nous félicitons touTEs les travailleurSEs qui se sont mobiliséEs contre la pénalisation et pour faire entendre leur voix : bravo à vous touTEs ! La mobilisation paie. Nous encourageons touTEs les travailleurSEs à se syndiquer et rejoindre le STRASS pour remporter d’autres batailles comme celle que nous menons actuellement à Toulouse contre l’arrêté municipal interdisant notre présence sur la voie publique.

Contact presse:

Maitresse Gilda : 06 23 06 87 01

Morgane Merteuil : 06 63 58 45 23 / +44 7 51 011 41 92

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Pour nous contacter

STRASS, Syndicat du Travail Sexuel
c/o Act Up-Paris
8 rue des Dunes
75019 PARIS

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Permanence POUR LES TRAVAILLEUR-SE-S DU SEXE tous les jeudis de 17h à 21h dans nos locaux à Paris.

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