LES TRAVAILLEUrSEs DU SEXE AUSSI VEULENT UNE PUTAIN DE RETRAITE

Alors que le gouvernement « socialiste » s’apprête à mettre en place une réforme consistant à soumettre toujours plus longtemps les travailleurSEs à un système capitaliste qui les exploite, le STRASS tient à rappeler que certainEs travailleurSEs n’ont toujours pas même le droit à la retraite.
Jusqu’en 2004 en effet, les travailleurSEs du sexe, même déclarées et payant leurs cotisations sociales, n’étaient PAS affiliées à une caisse de retraite, de sorte qu’aujourd’hui, nombreuxSES sont celles qui doivent continuer à travailler, parfois bien au-delà des 40 années demandées aux autres travailleurSEs.
Si depuis 2004 nous sommes effectivement affiliéEs à un régime de retraite en tant que travailleurSEs indépendantes et/ou auto-entrepreneurSEs, le minimum à déclarer pour voir nos trimestre validés est tel que nombreuxSES également sont celles qui ne pourront certainement pas faire valoir leurs droits même après 40 années de travail.
Le STRASS-Syndicat du Travail sexuel, et Avec Nos Ainées, association qui aide les travailleurSEs du sexe âgées à survivre malgré leur absence de retraite, dénoncent l’hypocrisie du gouvernement, qui nous pousse à la fois à arrêter notre travail et à travailler toujours plus longtemps.
En ce 10 septembre, nous nous joignons donc aux autres travailleurSEs en lutte, et nous exigeons du gouvernement :
– qu’il renonce à allonger les durées de cotisation nécessaires pour toucher une retraite à taux plein.
– l’augmentation du minimum vieillesse pour les travailleurSEs du sexe qui ne touchent pas leurs retraites.
– le financement du projet de maisons de retraites pour ex-travailleurSEs du sexe de l’ANA.
– l’abrogation des lois qui pénalisent le travail sexuel et l’arrêt immédiat de la répression qui nous précarise toujours davantage.

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