Après la mobilisation, la répression

Après la mobilisation, la répression Alors que les travailleurSEs du sexe manifestaient samedi 2 juin pour que cesse la chasse aux putes et que leurs droits soient respectés, la police n’a pas fait attendre sa réponse en arrêtant de nouveau plusieurs travailleuses du sexe pour racolage public. L’illégalité de ces arrestations est pourtant flagrante : les personnes concernées étaient dans leurs camions, et donc invisibles aux yeux du public. Dans la foulée, les putes en camionnette ont continué à être la cible de l’acharnement accru (PV de stationnement, mises en fourrière…) que nous dénonçons depuis plusieurs semaines. Mesures de rétorsion parce que les putes ont eu l’outrecuidance de se mobiliser ou éternelle application arbitraire de textes qui ne visent rien d’autre que l’élimination des putes ? Quelle que soit la réponse : tout dans le droit en vigueur et son application a pour principal objet d’entraver l’exercice de la prostitution, de repousser les travailleurSEs du sexe toujours plus loin, accroissant ainsi les risques pour leur sécurité et leur santé, jusqu’à ce qu’elles pointent au Pôle Emploi ou se retrouvent en prison. Que cela soit clair : nous ne lâcherons rien. Nous nous battons aujourd’hui et nous battrons demain encore. Nous exigeons : l’arrêt immédiat de la répression des travailleurSEs du sexe l’abrogation du délit de racolage public l’abrogation de l’arrêté interdisant le stationnement aux camionnettes dans les bois parisiens un rendez-vous avec le Premier ministre afin de lui présenter nos revendications comme les autres syndicats. Collectif du 16e arrondissement : Elizabeth (06 67 56 33 03) Strass – Syndicat du travail sexuel : Cloé (06 50 96 68 88) Acceptess-T : Giovanna Rincon : (01 42 29 23 67 / 06 73 37 95 67)

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