Où sommes-nous censées travailler ? Non à l’arrêté anti-TDS à Perpignan

La presse locale s’est émue de la présence de travailleuses du sexe devant la Poste du centre-ville, parlant de « menaces » quand il s’agit de trois à quatre personnes uniquement en journée, habillées convenablement, et ne causant aucune nuisance !

Elles sont parfaitement françaises mais stigmatisées comme « espagnoles » parce qu’appartenant à la communauté des gens du voyage.

Certes, la pénalisation des clients a créé à partir de 2016 un exode de nombreuses françaises vers les établissements de la Jonquera, mais depuis la fermeture de la frontière à cause de la crise sanitaire, il n’y a pas eu de retour sur le travail de rue en extérieur. Le travail sexuel reste très majoritairement discret.

Cette désinformation est dommageable, ajoutant de la stigmatisation à un contexte de précarité liée à la pandémie COVID-19, qui rend nos conditions d’existence et de travail plus difficiles.

Nous dénonçons les réflexes nous désignant toujours comme boucs émissaires et les approches répressives simplistes qui ne font que déplacer les zones de travail sexuel sans jamais régler le fond du problème.

Nous payons les annonces dans la presse locale, nous payons l’URSSAF et les impôts. Nous participons à l’économie locale. Tout le monde veut bien de notre argent, mais personne ne veut reconnaitre notre existence.

Déjà les rumeurs circulent sur l’arrivée d’un nouvel arrêté anti-prostitution de la part de la nouvelle mairie RN, mais rien n’est prévu pour résoudre le problème des personnes les plus démunies qui n’ont plus nulle part où aller. Qu’on nous laisse travailler en intérieur, en indépendantes ou coopératives, dans de bonnes conditions dignes et sécurisées, avant de nous reprocher d’être visibles dans l’espace public.

Encore faut il un peu de courage politique pour admettre qu’il faut changer les lois, au lieu d’ajouter toujours plus de répression absolument inutile voire contre-productive, puisqu’elle ne fait qu’enfoncer encore plus les plus fragiles qui doivent faire encore plus de clients pour payer les amendes, et donc rester plus longtemps et être encore plus visibles dans l’espace public.

Contact presse :

Jimmy Paradis 06 87 81 89 31

Porte-parole du STRASS à Perpignan

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