Strass Syndicat du travail sexuel - TravailleurSES du sexe en lutte !

Nouvelle arrestation. Rassemblement Jeudi 2 Juin.

communiqué du STRASS et des Roses d’Acier

Hier, mardi 31 mai 2016, une travailleuse du sexe chinoise a encore été arrêtée.

À 8h du matin, alors qu’elle partait avec un client, plusieurs policiers en uniforme l’ont interpellée et emmenée au commissariat du 11ème arrondissement.

Elle a été placée en centre de rétention vers 20h. Entre son arrestation à 8h et son placement en centre de rétention, et alors qu’elle souffre d’une maladie chronique, elle n’a eu qu’un seul repas.

Après les arrestations du 28 avril, du 20, et du 27 mai,  cette arrestation renforce encore notre inquiétude quant au futur des femmes qui travaillent à Belleville. 

Alors que le racolage n’est plus un délit, nous nous demandons ce qui justifie le contrôle dont notre collègue a fait l’objet avant d’être interpellée pour défaut de titre de séjour.

Cet acharnement sans fondement doit cesser.

Nous exigeons la libération immédiate de notre collègue, et de toutes les travailleuses placées en centre de rétention.

Nous appelons à un rassemblement contre le harcèlement policier des travailleuses du sexe, demain, jeudi 2 Juin, à 12h place Jean Rostand (Métro Belleville)

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Travailleuses du sexe arrêtées et placées en rétention: c’est donc ça l’abolition ?

Paris, le 28 Avril 2016.

Communiqué du STRASS et des Roses d’Acier.

Mercredi 27 avril, vers 14h, un fourgon de police s’est stationné aux abords de la place Marcel Achard à Belleville. Très vite, des policiers en sont sortis et ont commencé à procéder à des contrôles d’identités à l’angle de la rue du Buisson Saint Louis et du Boulevard de la Villette, ciblant les femmes d’origine chinoise qui circulaient alors dans le quartier. En une vingtaine de minutes, ce sont d’abord 3 femmes, n’ayant pas de papiers, qui sont placées dans le fourgon. Puis une quatrième est également interpellée alors qu’elle marchait tranquillement. Le fourgon part ensuite au commissariat du 19è, où on les questionnera sur leur profession et leur adresse. Malgré le fait que l’une d’elle ait déclaré être sans profession, l’agent à noté sur le PV qu’elle était prostituée avant de lui faire signer.

Suite à cet interrogatoire, 2 femmes reçoivent une OQTF avec délai d’un mois et sont relâchées, 2 autres une OQTF sans délai et sont donc envoyées en centre de rétention.

Par ailleurs, l’une des femmes a entendu que si les 4 n’avaient pas été envoyées tout de suite en rétention, c’est qu’un seul véhicule ne permettait pas d’y emmener les quatre femmes en même temps.

Nous sommes révoltéEs par cette opération, qui a cyniquement lieu 2 semaines tout juste après le vote à l’Assemblée d’une loi prétendant protéger les prostituées.

Après avoir subi des années de harcèlement policier justifiés par le délit de racolage, puis des perquisitions des appartements dans lesquelles elles travaillaient, les femmes qui exercent le travail du sexe dans le quartier Belleville se retrouvent plus précarisées que jamais depuis le vote de la loi de « lutte contre le système prostitutionnel » et la raréfaction des clients qu’elle a entrainée.

La logique prévalant à l’application de cette loi abolitionniste apparaît clairement, et hélas telle que nous l’avions prévue ; la prostitution a diminué en effet depuis le passage de la loi : la preuve, depuis ce soir, il y a déjà 2 travailleuses du sexe en moins à Belleville.

C’est donc ça, l’abolition.

Nous exigeons la libération immédiate des 2 femmes interpellées.

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Contre l’état d’urgence permanent, contre la guerre et contre le racisme !

Capture d’écran 2016-01-27 à 12.11.26Le 30 janvier prochain un appel national a été lancé pour sortir dans la rue afin de s’opposer à l’État d’urgence et à la déchéance de nationalité. Le STRASS appelle à rejoindre ces manifestations pour dénoncer les politiques sécuritaires et racistes de l’État français.

L’État d’urgence, pour les travailleurSEs du sexe comme pour les populations les plus précaires de la société, c’est tous les jours, et depuis bien avant son officialisation et sa généralisation par le gouvernement Valls-Hollande. Depuis 2003 au moins, les travailleurSEs du sexe sont assignéEs à résidence par la loi sur le racolage et les nombreux arrêtés municipaux qui leur interdisent l’accès à l’espace public. Les travailleurSEs sans papier arrêtées, accuséEs de nuire à la sécurité publique, sont régulièrement expulsées. Par crainte de provoquer un appel d’air, la régularisation des victimes d’exploitation est effectuée au compte-goutte, au nom d’arguments humanistes reprenant les thèses de l’extrême droite. L’arbitraire et l’impunité policière sont également quotidiennes pour les travailleurSEs du sexe comme pour les habitants des quartiers populaires, les roms, les migrantEs. Ces pratiques répressives s’élargissent aujourd’hui, avec la prolongation et la généralisation de cet État d’urgence, qui vise à présent tous les mouvements politiques et sociaux en lutte contre ce climat sécuritaire.

C’est pourquoi en ce 30 janvier, nous nous inscrivons dans la lutte contre l’État d’urgence permanent en appelant à la solidarité avec les populations les plus précaires et en dénonçant les politiques guerrières et sécuritaires qui se multiplient, renforçant un climat raciste et entravant les mouvements de luttes !

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À Belleville, la police affame les travailleuses du sexe

Communiqué du STRASS et des Roses d’Acier

 

Roses d AcierLes violences policières sur les travailleuses de Belleville sont, depuis plusieurs années déjà, monnaie courante. Elles ont franchi une nouvelle étape le 20 mai.

Depuis vendredi dernier en effet, la présence policière est devenue quotidienne, avec des agents en uniforme en voiture, en moto, et à pied, qui effectuent des contrôles constants.

Sous prétexte de contrôle de papiers, et parce que leur seule présence est interprétée comme du racolage, les travailleuses de Belleville se voient physiquement immobilisées, les photocopies de leurs papiers déchirés, leurs visages pris en photo, et subissent des menaces d’expulsion.

Certaines se voient même re-contrôlées à peine quelques secondes après s’être fait déchirer les photocopies de leur papiers, par le même policier, qui peut ainsi arguer que la travailleuse n’a pas de papiers…

Ces contrôles ont essentiellement lieu Boulevard de la Villette et rue de Belleville, mais les policiers suivent également les travailleuses du sexe qui essaient d’aller dans des rues plus éloignées.

Cette pression peut même aller jusqu’à un stationnement de véhicule de police à côté du Bus de prévention de Médecins du Monde qui distribue des préservatifs aux travailleuses.

Ce harcèlement a déjà des effets catastrophiques, puisqu’elles n’ont pas pu travailler depuis plusieurs jours, et n’ont donc plus les revenus suffisant leur permettant de vivre ou de manger.

Le STRASS et Les Roses d’Acier, collectif des travailleuses du sexe de Belleville, exigent l’arrêt immédiat de ce harcèlement policier qui sert les intérêts racistes et la volonté de nettoyage des rues du quartier : les travailleuses du sexe doivent pouvoir circuler librement dans la rue, et demandent le droit de vivre.

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Rafle à Boulogne : stop aux politiques racistes

Nous apprenons à l’instant qu’une rafle a été menée, ce mercredi 19 novembre au soir au Bois de Boulogne. Il semblerait d’après nos premières informations que les forces de l’ordre visaient essentiellement à trouver des travailleuses sans-papier.

Alors que les personnalités politiques socialistes de tous les niveaux, ministres, parlementaires, maires, se vantent quotidiennement de leurs bonnes intentions à l’égard des travailleuses du sexe qu’ils prétendent sauver via leurs soutien aux associations abolitionnistes, nous constatons, une fois de plus, que la seule politique que mène ce gouvernement à l’égard des travailleuses du sexe est une politique répressive raciste incompatible avec l’émancipation des femmes et des travailleur-se-s. 

Régulièrement, les autorités organisent de telles rafles sur les travailleur-se-s du sexe, dans le silence complice des associations abolitionnistes et des partis qui les soutiennent. 

Face à ce silence, le STRASS ne cessera de dénoncer les expulsions de travailleur-se-s du sexe, et plus généralement les politiques répressives et racistes de l’Etat français. 

Le STRASS exige également la libération immédiate des travailleuses du sexe arrêtées !

STOP AUX EXPULSIONS ! DECRIMINALISATION DU TRAVAIL SEXUEL !


Contac presse : Cadyne Senac : 07 60 42 51 80

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Pour nous contacter

STRASS, Syndicat du Travail Sexuel
c/o Act Up-Paris
8 rue des Dunes
75019 PARIS

contact@strass-syndicat.org

Permanence POUR LES TRAVAILLEUR-SE-S DU SEXE tous les jeudis de 17h à 21h dans nos locaux à Paris.

La Permanence sera fermée à partir du  jeudi 3 août 2017. Elle ouvrira à nouveau ses portes le jeudi 31 août 2017 à 17H.

Nous contacter en cas de violences : violences@strass-syndicat.org

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