Strass Syndicat du travail sexuel - TravailleurSES du sexe en lutte !

8 Avril 2017 – Manifestation : un an de pénalisation, un an de violence, un an de précarisation, un an de trop !



La loi du 13 avril 2016 pénalisant nos clients a considérablement aggravé nos conditions de travail et de vie. Nous ne nous laisserons pas abolir par une idéologie criminelle.

Nous appelons à une manifestation le samedi 8 avril 2017 pour exiger l’abrogation de la pénalisation des clients et de toute mesure prohibitionniste.

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Rassemblement contre la pénalisation des clients des travailleurSEs du sexe

La proposition de loi visant notamment à pénaliser les clients des travailleurSEs du sexe sera discutée une dernière fois ce mercredi 6 avril à l’Assemblée Nationale.

Cette mesure est dangereuse en premier lieu pour les prostituéEs. Les associations communautaires, de santé et de lutte contre le sida, et surtout les premierEs concernéEs n’ont eu de cesse de s’y opposer.

Au mépris de cette opposition, les parlementaires risquent de voter cette loi, qui ne comporte aucune mesure bénéfique pour les travailleurSEs du sexe et qui, au prétexte de les « protéger », va les exposer un peu plus aux violences, celles des réseaux et celles de la police, à l’isolement, et les éloigner des structures de santé, de soin et de dépistage et entraver leur accès au droit.


Rendez-vous ce mercredi 6 avril à 13h métro Invalides.

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https://www.facebook.com/events/1285252588169660/

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Pour un 8 mars féministe ! Appel à manifester et autres rendez-vous.

Capture d’écran 2016-03-04 à 11.13.07Pour la 3e année consécutive, une manifestation au départ de Belleville est organisée à l’occasion de la Journée internationale de luttes pour les droits des femmes. Cette manifestation est l’occasion, pour les femmes et minorités de genre que nous sommes, d’investir la rue afin de faire entendre nos voix, rendre visibles nos luttes, et communiquer notre colère et nos revendications.

Alors que la thématique de l’égalité entre les hommes et les femmes est désormais utilisée aussi bien par certaines organisations que par l’État pour promouvoir et appliquer des politiques sécuritaires, racistes et impérialistes, renforçant l’exclusion de certaines catégories de femmes tant des espaces féministes que de l’espace public, nous prenons le parti d’un féminisme inclusif qui reconnaît la légitimité des premières concernées à décider de leurs stratégies de lutte contre les oppressions qu’elles subissent.

Le mépris, le harcèlement, les violences sexuelles, l’exploitation, les discriminations dont nous sommes victimes constituent notre réalité quotidienne et ne sont pas des dérapages : ces violences permettent de nous maintenir dans une position subalterne et de préserver ce système inégalitaire et violent.

Le gouvernement actuel enchaîne les mesures d’austérité, accumule les lois racistes, et multiplie les mesures sécuritaires. Nous en payons le prix. Dégradations de notre santé et de notre accès aux soins, problèmes de logement, d’accès à l’éducation, contrainte économique à la vie conjugale y compris lorsque celle-ci est source de violences, stigmatisations, paternalisme, contrôle, répression, enfermements… Il s’agit de nous discipliner par tous les moyens, y compris et notamment par les violences sexistes et institutionnelles, et ce au profit d’intérêts personnels, politiques et économiques qui ne sont pas les nôtres.

La mondialisation néolibérale et son lot de guerres impérialistes et de mécanismes de contrôle des migrations n’ont déjà fait que trop de victimes. En tant que féministes, Il s’agit aujourd’hui de lutter pour notre émancipation, une émancipation collective, solidaire de touTEs celles et ceux qui paient le prix de ce système.

Pour lutter contre les violences dont nous sommes victimes, pour lutter contre notre exploitation, et parce que nous ne sommes pas dupes d’une institution judiciaire qui condamne les femmes qui se défendent, pendant qu’elle acquitte les flics qui assassinent ou décident de non-lieux pour nos violeurs, nous devons mettre en place un rapport de force offensif face au système qui produit ces violences, face à ceux qui les propagent et les entretiennent.

Pour cela nous devons réclamer une meilleure répartition des richesses que nous produisons par notre travail, y compris notre travail domestique, exiger un système de santé respectueux de nos corps et de nos décisions, revendiquer un espace public accessible à touTEs, nous montrer solidaires avec les plus stigmatisées, réprimées, et précaires d’entre nous.

Parce que cette solidarité collective est déjà celle qui nous porte au quotidien dans nos luttes, ce n’est qu’à travers elle que nous pouvons espérer une victoire.

RENDEZ-VOUS :

Samedi 5 mars, dans le cadre du festival Woman Up, au 100ecs (100 rue de Charenton, Paris 12), de 15h à 17h pour une discussion-débat : « violences faites aux travailleurSEs du sexe : état des lieux et réponses », avec le STRASS, les Roses d’Acier, et Sarah-Marie Maffesoli (chargée du projet « tous en marche contre les violences faites aux travailleurSEs du sexe »)

Dimanche 6 mars : manifestation à 14h au départ de Belleville

live-nude-girls-uniteLundi 7 mars, dans le cadre du festival Woman Up, au 100ecs, à 18h30, projection du documentaire « Live Nude Girls Unite ! » : Retour sur la grève et la syndicalisation des danseuses du bar à strip-tease le « Lusty Lady » de San Francisco dans les années 90. Le film aborde différentes questions qui s’entremêlent dans la vie des danseuses en lutte : racisme, sexisme, stigmatisation et dévalorisation de leur activité, rapports avec leurs familles et lutte contre l’exploitation dans l’industrie du sexe. Cliquez ici pour voir la Bande Annonce.

– Mardi 8 mars, au CICP (21 ter rue Voltaire), à 19h30, discussion-débat « Genre, Corps, Santé et Résistances »

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Appel à manifestation contre la pénalisation des travailleurSEs du sexe et de leurs clients !

Le 14 octobre 2015, le Sénat discutera la proposition de loi « de lutte contre le système prostitutionnel », qui prévoit notamment la pénalisation des clients des travailleurSEs du sexe.

OpposéEs à l’adoption de ce projet de loi, nous rappelons que toute mesure de pénalisation, directe ou indirecte, de l’exercice de la prostitution, ne fait que nous fragiliser et n’apporte aucune réponse aux problèmes que nous pouvons rencontrer (précarité, exploitation, violences, traite). La vulnérabilité des travailleurSEs du sexe aux violences et à l’exploitation ne sera pas combattue par des mesures punitives et policières, mais par la décriminalisation du travail sexuel. Plutôt qu’un conditionnement des (maigres) aides sociales à l’arrêt de la prostitution, plutôt qu’un tour de passe-passe entre l’abrogation du délit de racolage et la pénalisation des clients, et plutôt que des titres de séjour précaires, nous défendons l’accès aux droits pour touTEs, des régularisations qui permettent l’accès à la justice pour les victimes de violences ou d’exploitation, et l’abrogation immédiate du délit de racolage et des arrêtés municipaux interdisant l’espace public aux travailleurSEs du sexe.

A l’heure où une partie de la gauche se dit solidaire des migrants, cette proposition de loi soutenue par une majorité des forces politiques vise à expulser les travailleurSEs du sexe migrantes du territoire français, à renforcer notre contrôle, tout en s’appuyant sur un biais moral qui fait de nous des victimes.

Mais si nous sommes victimes, c’est bien d’une répression quotidienne favorisant notre exploitation. Malgré la stigmatisation croissante, nous prenons la parole pour dénoncer les violences que nous subissons, au premier rang desquelles les violences policières et étatiques. Nous nous organisons et nous luttons pour nos droits de travailleurSEs !

C’est pourquoi, nous appelons à un rassemblement contre l’adoption de ce projet de loi qui aura des conséquences désastreuses sur nos vies et nous vous invitons à nous rejoindre en solidarité avec touTEs les travailleurSEs du sexe.

Rassemblements le 14 octobre à 14h

à Paris devant le Sénat

à Toulouse Esplanade François Mitterrand (Métro Jean Jaurès)

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TOULOUSE : Rassemblement contre la pénalisation des travailleurSEs du sexe, des prostituéEs et de leurs clients

Le 12 juin 2015, l’Assemblée Nationale étudiera en deuxième lecture la proposition de loi visant à « lutter contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, contre le proxénétisme et pour l’accompagnement des prostituées».
La mesure phare de cette proposition, la pénalisation des clients, bien qu’elle ait été dénoncée par le Sénat, a été réintroduite dans le texte et à toutes les chances d’être finalement votée. De plus, nous revendiquons l’abrogation du délit de racolage public qui avait également été supprimé par le Sénat.
En novembre 2013, un nombre important d’associations locales s’étaient mobilisées et nous avions été près de 300 à défiler dans les rues toulousaines pour dénoncer cette mesure. Une telle mobilisation est plus que jamais nécessaire pour éviter l’adoption de ce projet de loi qui aura des conséquence désastreuses sur les conditions de vie et de travail des travailleurSEs du sexe et des prostituées.
Grisélidis et le STRASS appellent donc les associations de santé communautaire, de santé, de lutte contre le Sida, LGBT et féministes, ainsi que toutes les personnes solidaires avec les travailleurSEs du sexe et les prostituéEs à ce rassembler vendredi 12 juin 2015 à 17h au métro Jean Jaurès.

« Prostitution: Non à la pénalisation – On veut des putains de droits! » premiers signataires :  Grisélidis, Médecins du Monde 31, Aides 31, le Planning Familial 31, Act Up Sud Ouest, la Case de Santé, le STRASS, Arc En Ciel, Santé Active et Solidaire, Faire Face, Homosexualités et socialisme, l’Ebranleuse et Afrique Arc-en-ciel.

11116331_787295328052290_7397544420197504182_oTOULOUSE : Vendredi 12 juin 2015 – 17h – Esplanade François Mitterrand (Métro Jean Jaurès)

https://www.facebook.com/events/1024139017597695/

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SAINT NIZIER 1975-2015 : 40 ANS DE LUTTES

Il y a 40 ans, naissait ce qui allait devenir l’événement fondateur du mouvement des travailleurSEs du sexe : révoltées par une répression grandissante qui les envoyait en prison pour simple présence sur la voie publique, les prostituées de Lyon occupaient dès le 2 Juin l’Eglise Saint-Nizier, pour protester contre ces arrestations.

Très vite, le mouvement pris de l’ampleur, et d’autres Eglises furent occupées, jusqu’à Londres où naquit alors le English Collective of Prostitutes.

40 ans plus tard, les travailleuses du sexe sont toujours victimes de la répression quotidienne et d’une stigmatisation croissante.

40 ans plus tard, non seulement le délit de racolage instauré en 2003 n’est toujours pas abrogé, mais une proposition de loi visant à renforcer cette répression, notamment en pénalisant les clients des travailleurSEs du sexe, va prochainement être débattue à l’Assemblée Nationale.

Cela fait pourtant 40 ans que nous rappelons que la répression, loin de nous sauver, ne fait que favoriser notre exploitation.

40 ans que malgré la stigmatisation, nous prenons la parole pour dénoncer les violences dont nous sommes victimes, au premier rang desquelles les violences policières.

40 ans qu’à rebours de tous les discours à notre encontre arguant de notre incapacité, nous nous organisons et luttons pour nos droits !

Parce que 40 ans après, nous en sommes toujours là, nous vous invitons à joindre la manifestation pour les droits des travailleuses du sexe, le 2 Juin, au départ de la Place Saint-Nizier à 14h, pour exiger avec nous :

– la fin de la répression du travail sexuel : abrogation du délit de racolage, abrogation des lois sur le proxénétisme, abandon du projet de pénalisation des clients, abrogation des arrêtés municipaux anti-prostitution

– la régularisation de touTEs les travailleurSEs sans papier.

– la revalorisation des aides sociales, notamment à destination des mères isolées et des étudiantEs

– la dépathologisation des transidentités, et l’interdiction de la discrimination fondée sur l’identité de genre

 

à l’appel du STRASS-Syndicat du travail sexuel, Cabiria, Frisse, Lesbian and Gay Pride de Lyon, Moove Lyon

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Parce que le 1er mai est la journée de touTEs les travailleurSEs en lutte, les travailleurSEs du sexe descendent dans la rue !

Alors que les attaques du système capitaliste contre les droits des travailleurSEs se multiplient en France et dans le monde, il est urgent d’en appeler à la solidarité de toutes et tous.

Nous, travailleurSEs du sexe, subissons une répression de plus en plus forte de la part de l’État, renforçant notre stigmatisation déjà très présente dans la société. Le délit de racolage toujours en vigueur, les débats autour du projet de loi de pénalisation de nos clients et la cascade d’arrêtés anti-prostitution dégradent nos conditions de travail, renforcent notre précarité et font le jeu de nos exploiteurs, proxos et patrons. Nous demandons par la décriminalisation du travail sexuel, l’obtention du droit commun afin d’obtenir des moyens pour lutter contre notre exploitation.

À l’heure où de nombreuxSEs travailleurSEs se battent pour préserver leurs droits, la logique de la hiérarchisation des travailleurSEs par nos gouvernants ne doit pas avoir lieu dans nos rangs. Les politiques d’austérité, dernièrement la loi Macron, frappent en premier lieu les plus précaires d’entre nous, les femmes, les jeunes, les LGBTI, les étudiantEs, les immigréEs et les sans-papierEs, les chômeurSEs etc. Pourtant en lutte, ces travailleurSEs sont souvent invisibilisÉEs, absentEs du discours public, manquant de moyens et de droits pour s’organiser.

En effet, à l’ère du capitalisme mondialisé et néolibéral, les travailleurSEs sont de plus en plus mobiles, dé-contractualiséEs, isoléEs et sans lieu de travail fixe. Ces conditions de travail, notamment très présentes dans les industries du sexe devraient nous faire réfléchir aux moyens d’inclure les travailleurs et les travailleuses qui ne ressemblent plus à la classe ouvrière « classique ». Ces conditions de travail qui nous exposent à une plus forte exploitation appellent à un soutien concret à l’auto-organisation et à la syndicalisation de ces travailleurs et travailleuses, à la production d’information juridique traduite dans les langues parlées pour connaître ses droits et à l’accompagnement juridique contre les violences policières et les exploiteurs. Surtout, ces conditions appellent à une solidarité qui passe par un soutien matériel et politique des syndicats et des organisations aux luttes de touTEs les travailleurSEs.

À l’heure où la répression des mouvements sociaux grandit, notamment par les condamnations successives de militantEs et à travers le projet de loi sur le renseignement, le contrôle de la population est devenu l’un des mots d’ordre du gouvernement Valls. C’est pourquoi le STRASS donne RDV aux travailleurSEs du sexe et à touTEs les travailleurSEs en lutte dans la rue pour la manifestation du 1er mai !

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Rencontres Internationales des Travailleuses du Sexe

Pour célébrer les 40 ans de l’occupation de L’Eglise Saint Niziers à Lyon, qui débuta le 2 Juin 1975 et considéré comme date symbolique pour marquer le début du mouvement des travailleuses du sexe, nous vous invitons aux Rencontres Internationales des Travailleuses du sexe qui auront lieu les 31 mai et 1er Juin, à Lyon, et qui seront suivies d’une manifestation le 2 Juin.

Téléchargez le programme !

Affiche Finale

 

 

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APPEL À MANIFESTATION CONTRE LA PÉNALISATION DES PROSTITUÉES ET DE LEURS CLIENTS

1420047_10151924079378844_1154867456_nLes 30 et 31 mars prochains, le Sénat discutera la proposition de loi de « lutte contre le système prostitutionnel » déjà votée par l’Assemblée en décembre 2013. Si la commission spéciale du Sénat chargée d’examiner la loi avant sa discussion a retiré les articles 16 et 17 visant à pénaliser les clients de prostituées, cette mesure pourrait notamment revenir lors de la discussion via des amendements.

Nous rappelons donc que toute mesure de pénalisation, directe ou indirecte, de l’exercice de la prostitution, ne fait que fragiliser les prostituées et n’apporte aucune réponse aux problèmes qu’elles peuvent rencontrer (précarité, exploitation, violences, traite). La pénalisation des clients est notamment dénoncée par l’ONUSIDA, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Commission Nationale Consultative pour les Droits de l’Homme (CNCDH), et l’ensemble des organisations de prostituées, de santé communautaire avec les prostituées, ou de lutte contre le sida, parce qu’elle les isole, les précarise, accroit leur insécurité, et augmente les risques sanitaires auxquels elles et ils font face. Le débat sur la pénalisation des clients, de plus, détourne l’attention de ce qui devrait pourtant rassembler toutes les forces progressistes et féministes, à savoir aider les prostituées à améliorer leurs conditions de vie et de travail, impliquant la possibilité d’arrêter la prostitution pour celles et ceux qui le souhaitent.

La vulnérabilité des prostituées aux violences et à l’exploitation ne sera pas combattue par des mesures punitives et policières, mais par des mesures sociales, lesquelles sont justement les grandes absentes de cette proposition de loi. Plutôt qu’un conditionnement des (maigres) aides sociales à l’arrêt de la prostitution, plutôt qu’un conditionnement de l’abrogation du délit de racolage à la pénalisation des clients, et plutôt que des titres de séjour précaires, nous défendons l’accès aux droits dans le respect du parcours et des décisions des personnes, des régularisations qui permettent l’accès à la justice pour les victimes de violences ou d’exploitation, et l’abrogation immédiate du délit de racolage et des arrêtés municipaux interdisant l’espace public aux prostituées.

Nous appelons donc à manifester contre cette proposition de loi, contre la pénalisation des clients, et pour le respect des droits des prostituées.

À PARIS : Samedi 28 mars, 14H à PIGALLE.

À TOULOUSE : Vendredi 27 mars, 17H Place Belfort

Premiers signataires : Acceptess-T, Action Radicale Feministe (collectif feministe de l’ENS Ulm), Act up- Paris, Act up-Sud Ouest, AIDES, Les Amis du Bus des Femmes, Arc en Ciel, Cabiria, La Case de santé, La Clique : Le Collectif Féministe & Djendeur de l’EHESS, Collectif 8 mars pour touTEs, Collectif des Femmes de Strasbourg-Saint Denis, Djendeur Terroristas, Entr’actes, Femmes en Lutte 93, Les Flamands Roses, Grisélidis, I.P.P.O.,J’En Suis, J’Y Reste, centre LGBTQIF de Lille NPDC, NPA Jeunes, OCML Voie Prolétarienne, Planning Familial 31, Riposte Radicale, Roses d’Acier, Santé Active et Solidaire, Soeurs de la Perpétuelle Indulgence – Couvent de Paname, Solidaires étudiant-e-s, STRASS-Syndicat du Travail Sexuel, Support Transgenre Strasbourg, Syndicat de la Magistrature.

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8 MARS, JOURNÉE DE LUTTE DES FEMMES, JOURNÉE DE LUTTE DES TRAVAILLEUSES DU SEXE !

Alors que la proposition de loi visant à « renforcer la lutte contre le système prostitutionnel » sera discutée les 30 et 31 mars prochains au Sénat, le STRASS tient à réaffirmer, à l’occasion de la journée internationale des luttes des femmes, son opposition inconditionnelle à celle ci. En effet, loin de prendre, comme elle le prétend, le parti des femmes, cette proposition de loi ne prend aucunement en compte les vulnérabilités des travailleuses du sexe et des femmes dans leur ensemble.

Cette vulnérabilité, le gouvernement l’a d’ailleurs activement entretenue, par un ensemble de mesures (austérité, loi Macron, lois sur l’immigration) qui n’ont que faire de l’émancipation des femmes, mesures auxquelles s’est ajoutée une répression spécifique à l’égard des travailleuses du sexe, notamment des migrantes et des plus précaires.

Depuis plusieurs années, un certain nombre d’organisations utilisent les luttes féministes pour revendiquer toujours plus de répression à l’égard des travailleuses du sexe. Alors que le délit de racolage n’est toujours pas abrogé, et que les travailleuses du sexe sans papiers subissent régulièrement rafles et expulsions, ces organisations voudraient nous faire croire que la pénalisation des clients serait une mesure nécessaire à l’émancipation des travailleuses du sexe. Nous nous demandons de quelle émancipation il s’agit lorsque les conséquences d’une telle mesure seraient de une éprcarisation des femmes, une réduction de leur pouvoir de négociation face à leurs clients, et une vulnérabilité accrue aux violences et à l’exploitation.

Depuis plusieurs années maintenant, les organisations de travailleuses du sexe, mais aussi des associations féministes, de santé, n’ont en effet de cesse de prévenir des effets catastrophiques que des mesures prohibitionnistes auraient sur les conditions de travail, de santé, et de vie des travailleuses du sexe, et réclament des véritables mesures sociales pour soutenir les femmes qui en ont besoin.

En ce 8 mars, le STRASS participera donc de la mobilisation féministe à l’initiative du Collectif 8mars pour toutes, et appelle toutes les travailleuses du sexe et celles qui les soutiennent à rejoindre la manifestation qui partira de Belleville à 14H, pour revendiquer :

– l’abrogation immédiate du délit de racolage public et des arrêtés municipaux interdisant la présence des travailleuses du sexe dans certaines zones.

– l’opposition inconditionnelle à la proposition de loi de « lutte contre le système prostitutionnel ».

– la régularisation de touTEs les sans-papier, et notamment, pour les victimes de traite, la fin du conditionnement des titres de séjour à la dénonciation de leurs exploiteurs.

– un soutien économique aux mères célibataires, aux étudiantes, et aux femmes précaires en général

– l’individualisation des droits sociaux pour les femmes mariées ou pacsées.

– le droit au RSA sans condition d’âge.

– la dépathologisation de la transidentité, ainsi que l’interdiction de la discrimination fondée sur l’identité

de genre

– la garantie d’un accès à l’IVG dans les meilleurs délais pour toutes les femmes.

Par ailleurs, nous sommes également solidaires

– des femmes qui luttent contre les lois islamophobes qui les empêchent d’accéder à l’école ou d’accompagner leurs enfants lors des sorties scolaires.

– des grévistes de l’université Paris 8, en majorité des femmes, qui demandent une revalorisation de leurs salaires.

– des 18 « grévistes du 57 », qui occupent leur salon de coiffure à château d’Eau.

– du Planning Familial de Toulouse, menacé de fermeture faute de subventions.

RDV DIMANCHE 8 MARS, 14H BELLEVILLE

 

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Pour nous contacter

STRASS, Syndicat du Travail Sexuel
c/o Act Up-Paris
8 rue des Dunes
75019 PARIS

contact@strass-syndicat.org

Permanence POUR LES TRAVAILLEUR-SE-S DU SEXE tous les jeudis de 17h à 21h dans nos locaux à Paris.

Nous contacter en cas de violences : violences@strass-syndicat.org

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