Strass Syndicat du travail sexuel - TravailleurSES du sexe en lutte !

Le STRASS soutient la Pride de Nuit 2017 !

Le STRASS appelle à participer nombreuxSEs à la Pride de Nuit 2017, festive, sociale, revendicative et solidaire…

Vendredi 23 juin, 19 h fontaine des innocents Paris

« Over the rainbow, coalition des non-conformes »

 

De plus, les premiers signaux envoyés par la présidence Macron s’inscrivent dans le mépris de classe, dans la complaisance envers les expressions homophobes et racistes, au mieux qualifiées de « trait d’humour maladroit ».
Dans la prolongation de la répression de l’activisme de gauche.
Dans la répression des expressions politiques autonomes des minorités – sous couvert de justifications pseudo LGBTQI-friendly et féministes.
Dans le contrôle des classes populaires, notamment racisées, par une précarisation et une répression généralisée s’éloignant chaque jour davantage de toute justice.
Dans une chasse accrue aux migrantEs, réfugiéEs et sans papierEs, que ne protègent plus que la solidarité de la société civile soumise elle-même à un harcèlement politique et policier.
Dans une politique économique et sociale qui s’apprête à aggraver la fracture entre celles et ceux qui peuvent se contenter d’une politique LGBTQI des droits et celles et ceux dont les conditions réelles et matérielles d’existence en limiteront de fait la portée.
Discriminations dans l’accès à l’emploi, dans la fixation du salaire, la progression de carrière, face au harcèlement de son employeur, de ses supérieurs et collègues, outing, etc, nous, homos, trans, bi, queer, raciséEs, séropos, atteintEs d’une pathologie grave, handicapéEs, gros-ses, précaires, non-conformes aux normes dominantes, connaissons dans nos quotidiens ce que des négociations renvoyées au sein des entreprises sont susceptibles de produire de violence.

C’est pourquoi nous dénonçons l’instrumentalisation de nos luttes dans le but de déconsidérer d’autres minorités sociales ou politiques, en particulier racisées, et desquelles certainEs d’entre nous font aussi partie. Nous dénonçons les stigmatisations et discriminations qui frappent les unes comme les autres. Et soutenons leurs initiatives visant à combattre ces discriminations.
Nous refusons que l’état d’urgence soit utilisé pour contrôler les expressions des opposants politiques et limiter la liberté de manifester.
Nous refusons que des mesures isolées (y compris plus que nécessaires) soient utilisées pour se dédouaner de la tolérance de l’homophobie qu’elle vienne du plus haut de l’Etat, de groupuscules haineux ou de sphères médiatiques.

Nous combattrons les politiques antisociales qui en aggravant la pauvreté et la précarisation contribuent à l’isolement et à la vulnérabilité des plus fragiles d’entre nous. Et les privent de l’accès aux droits, au logement, au travail, aux soins, à des retraites dignes de ce nom.
Nous nous opposerons à l’uberisation des services publics, notamment de santé, d’accueil des personnes âgées, et d’éducation ainsi qu’au renvoi de la protection des travailleurSEs au self service de la puissance patronale et entreprenariale.
Nous refusons une gentrification de nos luttes, prête à jouer les faire-valoir du libéralisme économique en échange d’un libéralisme sociétal partiel qui distribuerait des primes d’intégration et de représentativité. Et retrace des frontières entre de pseudo-respectabilités.

Et nous continuerons de nous battre pour :
• de véritables politiques publiques de lutte contre les LGBTQI-phobies et le sexisme,
• l’accès déjudiciarisé, rapide, déclaratif et gratuit au changement d’état civil, fondé sur la seule autodétermination, et à terme l’abrogation de la mention de genre à l’état-civil,
• l’arrêt des mutilations et des traitements sans nécessité vitale sur les personnes intersexes, et l’accès remboursé aux opérations et aux traitements pour les personnes trans qui les souhaitent,
• l’ouverture du droit à la PMA à toutes et tous,
• la réforme de l’établissement de la filiation et son inscription sur la base de l’engagement,
• une politique de santé publique respectueuse de critères humains et sanitaires et non économiques,
• des moyens concrets et d’ampleur contre l’épidémie de sida,
• l’arrêt des politiques discriminatoires, stigmatisantes et répressives contre les personnes racisées, les migrantEs, les travailleurSEs du sexe et les classes populaires,
• la fin des politiques de précarisation,
• une vraie politique d’accueil et d’accompagnement des migrantEs, des mesures d’urgence contre les persécutions y compris celles concernant les LGBTQI et la régularisation de tout.e.s les sans papierEs,
• Le développement des alternatives à l’emprisonnement et le respect de la dignité des personnes incarcérées et de leurs droits et accès aux traitements, y compris hormonaux.

RDV vendredi 23 juin 2017 à la fontaine des Innocents, Paris 1er –
(métro 1, 4, 7, 11, 14 / RER A, B, D Châtelet-Les Halles).

** Nous débuterons par des prises de parole à 18h et la manifestation partira à 19h. **

Avec le soutien de : Acceptess-T, Act Up-Paris, Aides, Alerta Feminista, Les Amis du Patchwork des Noms, le collectif Anti crasse, le BAAM (Bureau d’Accueil et d’Accompagnement des MigrantEs), le Bus des Femmes, C’est pas mon genre, l’Intersection, le Collectif Intersexes et Allié.e.s, les Dégommeuses, FéminiCités, le collectif Féministes Révolutionnaires, Femmes en Luttes 93, FièrEs, Flash Cocotte, Front de lutte LGBT, G.A.R.ç.E.S (Groupe d’Action et de Réflexion Contre l’Environnement Sexiste, Sciences Po), Gras Politique, Groupe anarchiste Orage, HomoSFèRe, le collectif La Chapelle Debout!, le Lesbotruck+, le collectif LGBT pour la Palestine, Madame Rap, MIF (Musulmans Inclusifs de France), l’Association Nationale Transgenre, l’Observatoire des Transidentités, le collectif Oui Oui Oui, les Ourses à plumes, Outrans, Panzy, Paris-T, le Planning familial, la PlayNight, Polyvalence, QueerParis, La Queer Week, la Rage, le Réseau pour une gauche décoloniale, RITA, Self-ish, le Seum Collectif, les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence – Couvent de Paname, le STRASS (Syndicat du Travail Sexuel), le T. Time, TRANS INTER Action [liste à date du 18/06]

Cet appel reste ouvert à signatures !

Contact : pride2nuit@gmail.com
sur Twitter : @PrideDeNuit

 

 

 

 

More...

Appel à manifestation samedi 8 avril 2017 départ 15h00 place Pigalle

Un an de pénalisation, un an de trop !

Marche pour les droits des travailleurSEs du sexe et contre la pénalisation du travail sexuel

Nous, associations de travailleurSEs du sexe, féministes, pour la santé, de lutte contre le sida, ou pour les droits humains, alertons sur le bilan catastrophique d’une politique de pénalisation contreproductive.

La pénalisation des clients ne fait pas baisser le nombre de travailleurSEs du sexe mais dégrade leurs conditions de travail. Par ailleurs, cette mesure comme l’ensemble de la loi du 13 avril 2016 n’a aucun impact sur la traite des êtres humains.

En revanche, la précarisation s’est généralisée avec un rapport de force inversé en faveur des clients. Avec un pouvoir de négociation affaibli, des déplacements et un isolement accrus, les travailleurSEs du sexe prennent plus de risques pour leur santé et leur sécurité, conduisant à une perte du suivi sanitaire, des interruptions de traitement, et des témoignages de violences plus nombreux. Il est urgent de mettre fin à ces mesures qui mettent en danger celles et ceux que la loi prétend défendre.

Venez nombreuSEs

Signataires :

Acceptess-T, Act Up-Paris, Aides, Amis du bus des femmes (Paris), Autres Regards (Marseille), Cabiria (Lyon), Collectif Droits & Prostitution, Collectif des femmes de Strasbourg-St Denis (Paris), Elus Locaux Contre le Sida, Grisélidis (Toulouse), Itinéraire Entr’Actes (Lille), Médecins du Monde, MWASSI-Collectif afro-féministe, Planning Familial, Les Roses d’Acier (collectif des travailleuses du sexe de Belleville), STRASS – Syndicat du Travail Sexuel

More...

8 Avril 2017 – Manifestation : un an de pénalisation, un an de violence, un an de précarisation, un an de trop !



La loi du 13 avril 2016 pénalisant nos clients a considérablement aggravé nos conditions de travail et de vie. Nous ne nous laisserons pas abolir par une idéologie criminelle.

Nous appelons à une manifestation le samedi 8 avril 2017 pour exiger l’abrogation de la pénalisation des clients et de toute mesure prohibitionniste.

Inscrivez vous sur l’événement Facebook

 

More...

Rassemblement contre la pénalisation des clients des travailleurSEs du sexe

La proposition de loi visant notamment à pénaliser les clients des travailleurSEs du sexe sera discutée une dernière fois ce mercredi 6 avril à l’Assemblée Nationale.

Cette mesure est dangereuse en premier lieu pour les prostituéEs. Les associations communautaires, de santé et de lutte contre le sida, et surtout les premierEs concernéEs n’ont eu de cesse de s’y opposer.

Au mépris de cette opposition, les parlementaires risquent de voter cette loi, qui ne comporte aucune mesure bénéfique pour les travailleurSEs du sexe et qui, au prétexte de les « protéger », va les exposer un peu plus aux violences, celles des réseaux et celles de la police, à l’isolement, et les éloigner des structures de santé, de soin et de dépistage et entraver leur accès au droit.


Rendez-vous ce mercredi 6 avril à 13h métro Invalides.

1798759_399268186927675_7742899086673312389_n

https://www.facebook.com/events/1285252588169660/

More...

Pour un 8 mars féministe ! Appel à manifester et autres rendez-vous.

Capture d’écran 2016-03-04 à 11.13.07Pour la 3e année consécutive, une manifestation au départ de Belleville est organisée à l’occasion de la Journée internationale de luttes pour les droits des femmes. Cette manifestation est l’occasion, pour les femmes et minorités de genre que nous sommes, d’investir la rue afin de faire entendre nos voix, rendre visibles nos luttes, et communiquer notre colère et nos revendications.

Alors que la thématique de l’égalité entre les hommes et les femmes est désormais utilisée aussi bien par certaines organisations que par l’État pour promouvoir et appliquer des politiques sécuritaires, racistes et impérialistes, renforçant l’exclusion de certaines catégories de femmes tant des espaces féministes que de l’espace public, nous prenons le parti d’un féminisme inclusif qui reconnaît la légitimité des premières concernées à décider de leurs stratégies de lutte contre les oppressions qu’elles subissent.

Le mépris, le harcèlement, les violences sexuelles, l’exploitation, les discriminations dont nous sommes victimes constituent notre réalité quotidienne et ne sont pas des dérapages : ces violences permettent de nous maintenir dans une position subalterne et de préserver ce système inégalitaire et violent.

Le gouvernement actuel enchaîne les mesures d’austérité, accumule les lois racistes, et multiplie les mesures sécuritaires. Nous en payons le prix. Dégradations de notre santé et de notre accès aux soins, problèmes de logement, d’accès à l’éducation, contrainte économique à la vie conjugale y compris lorsque celle-ci est source de violences, stigmatisations, paternalisme, contrôle, répression, enfermements… Il s’agit de nous discipliner par tous les moyens, y compris et notamment par les violences sexistes et institutionnelles, et ce au profit d’intérêts personnels, politiques et économiques qui ne sont pas les nôtres.

La mondialisation néolibérale et son lot de guerres impérialistes et de mécanismes de contrôle des migrations n’ont déjà fait que trop de victimes. En tant que féministes, Il s’agit aujourd’hui de lutter pour notre émancipation, une émancipation collective, solidaire de touTEs celles et ceux qui paient le prix de ce système.

Pour lutter contre les violences dont nous sommes victimes, pour lutter contre notre exploitation, et parce que nous ne sommes pas dupes d’une institution judiciaire qui condamne les femmes qui se défendent, pendant qu’elle acquitte les flics qui assassinent ou décident de non-lieux pour nos violeurs, nous devons mettre en place un rapport de force offensif face au système qui produit ces violences, face à ceux qui les propagent et les entretiennent.

Pour cela nous devons réclamer une meilleure répartition des richesses que nous produisons par notre travail, y compris notre travail domestique, exiger un système de santé respectueux de nos corps et de nos décisions, revendiquer un espace public accessible à touTEs, nous montrer solidaires avec les plus stigmatisées, réprimées, et précaires d’entre nous.

Parce que cette solidarité collective est déjà celle qui nous porte au quotidien dans nos luttes, ce n’est qu’à travers elle que nous pouvons espérer une victoire.

RENDEZ-VOUS :

Samedi 5 mars, dans le cadre du festival Woman Up, au 100ecs (100 rue de Charenton, Paris 12), de 15h à 17h pour une discussion-débat : « violences faites aux travailleurSEs du sexe : état des lieux et réponses », avec le STRASS, les Roses d’Acier, et Sarah-Marie Maffesoli (chargée du projet « tous en marche contre les violences faites aux travailleurSEs du sexe »)

Dimanche 6 mars : manifestation à 14h au départ de Belleville

live-nude-girls-uniteLundi 7 mars, dans le cadre du festival Woman Up, au 100ecs, à 18h30, projection du documentaire « Live Nude Girls Unite ! » : Retour sur la grève et la syndicalisation des danseuses du bar à strip-tease le « Lusty Lady » de San Francisco dans les années 90. Le film aborde différentes questions qui s’entremêlent dans la vie des danseuses en lutte : racisme, sexisme, stigmatisation et dévalorisation de leur activité, rapports avec leurs familles et lutte contre l’exploitation dans l’industrie du sexe. Cliquez ici pour voir la Bande Annonce.

– Mardi 8 mars, au CICP (21 ter rue Voltaire), à 19h30, discussion-débat « Genre, Corps, Santé et Résistances »

More...

Appel à manifestation contre la pénalisation des travailleurSEs du sexe et de leurs clients !

Le 14 octobre 2015, le Sénat discutera la proposition de loi « de lutte contre le système prostitutionnel », qui prévoit notamment la pénalisation des clients des travailleurSEs du sexe.

OpposéEs à l’adoption de ce projet de loi, nous rappelons que toute mesure de pénalisation, directe ou indirecte, de l’exercice de la prostitution, ne fait que nous fragiliser et n’apporte aucune réponse aux problèmes que nous pouvons rencontrer (précarité, exploitation, violences, traite). La vulnérabilité des travailleurSEs du sexe aux violences et à l’exploitation ne sera pas combattue par des mesures punitives et policières, mais par la décriminalisation du travail sexuel. Plutôt qu’un conditionnement des (maigres) aides sociales à l’arrêt de la prostitution, plutôt qu’un tour de passe-passe entre l’abrogation du délit de racolage et la pénalisation des clients, et plutôt que des titres de séjour précaires, nous défendons l’accès aux droits pour touTEs, des régularisations qui permettent l’accès à la justice pour les victimes de violences ou d’exploitation, et l’abrogation immédiate du délit de racolage et des arrêtés municipaux interdisant l’espace public aux travailleurSEs du sexe.

A l’heure où une partie de la gauche se dit solidaire des migrants, cette proposition de loi soutenue par une majorité des forces politiques vise à expulser les travailleurSEs du sexe migrantes du territoire français, à renforcer notre contrôle, tout en s’appuyant sur un biais moral qui fait de nous des victimes.

Mais si nous sommes victimes, c’est bien d’une répression quotidienne favorisant notre exploitation. Malgré la stigmatisation croissante, nous prenons la parole pour dénoncer les violences que nous subissons, au premier rang desquelles les violences policières et étatiques. Nous nous organisons et nous luttons pour nos droits de travailleurSEs !

C’est pourquoi, nous appelons à un rassemblement contre l’adoption de ce projet de loi qui aura des conséquences désastreuses sur nos vies et nous vous invitons à nous rejoindre en solidarité avec touTEs les travailleurSEs du sexe.

Rassemblements le 14 octobre à 14h

à Paris devant le Sénat

à Toulouse Esplanade François Mitterrand (Métro Jean Jaurès)

More...

TOULOUSE : Rassemblement contre la pénalisation des travailleurSEs du sexe, des prostituéEs et de leurs clients

Le 12 juin 2015, l’Assemblée Nationale étudiera en deuxième lecture la proposition de loi visant à « lutter contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, contre le proxénétisme et pour l’accompagnement des prostituées».
La mesure phare de cette proposition, la pénalisation des clients, bien qu’elle ait été dénoncée par le Sénat, a été réintroduite dans le texte et à toutes les chances d’être finalement votée. De plus, nous revendiquons l’abrogation du délit de racolage public qui avait également été supprimé par le Sénat.
En novembre 2013, un nombre important d’associations locales s’étaient mobilisées et nous avions été près de 300 à défiler dans les rues toulousaines pour dénoncer cette mesure. Une telle mobilisation est plus que jamais nécessaire pour éviter l’adoption de ce projet de loi qui aura des conséquence désastreuses sur les conditions de vie et de travail des travailleurSEs du sexe et des prostituées.
Grisélidis et le STRASS appellent donc les associations de santé communautaire, de santé, de lutte contre le Sida, LGBT et féministes, ainsi que toutes les personnes solidaires avec les travailleurSEs du sexe et les prostituéEs à ce rassembler vendredi 12 juin 2015 à 17h au métro Jean Jaurès.

« Prostitution: Non à la pénalisation – On veut des putains de droits! » premiers signataires :  Grisélidis, Médecins du Monde 31, Aides 31, le Planning Familial 31, Act Up Sud Ouest, la Case de Santé, le STRASS, Arc En Ciel, Santé Active et Solidaire, Faire Face, Homosexualités et socialisme, l’Ebranleuse et Afrique Arc-en-ciel.

11116331_787295328052290_7397544420197504182_oTOULOUSE : Vendredi 12 juin 2015 – 17h – Esplanade François Mitterrand (Métro Jean Jaurès)

https://www.facebook.com/events/1024139017597695/

More...

SAINT NIZIER 1975-2015 : 40 ANS DE LUTTES

Il y a 40 ans, naissait ce qui allait devenir l’événement fondateur du mouvement des travailleurSEs du sexe : révoltées par une répression grandissante qui les envoyait en prison pour simple présence sur la voie publique, les prostituées de Lyon occupaient dès le 2 Juin l’Eglise Saint-Nizier, pour protester contre ces arrestations.

Très vite, le mouvement pris de l’ampleur, et d’autres Eglises furent occupées, jusqu’à Londres où naquit alors le English Collective of Prostitutes.

40 ans plus tard, les travailleuses du sexe sont toujours victimes de la répression quotidienne et d’une stigmatisation croissante.

40 ans plus tard, non seulement le délit de racolage instauré en 2003 n’est toujours pas abrogé, mais une proposition de loi visant à renforcer cette répression, notamment en pénalisant les clients des travailleurSEs du sexe, va prochainement être débattue à l’Assemblée Nationale.

Cela fait pourtant 40 ans que nous rappelons que la répression, loin de nous sauver, ne fait que favoriser notre exploitation.

40 ans que malgré la stigmatisation, nous prenons la parole pour dénoncer les violences dont nous sommes victimes, au premier rang desquelles les violences policières.

40 ans qu’à rebours de tous les discours à notre encontre arguant de notre incapacité, nous nous organisons et luttons pour nos droits !

Parce que 40 ans après, nous en sommes toujours là, nous vous invitons à joindre la manifestation pour les droits des travailleuses du sexe, le 2 Juin, au départ de la Place Saint-Nizier à 14h, pour exiger avec nous :

– la fin de la répression du travail sexuel : abrogation du délit de racolage, abrogation des lois sur le proxénétisme, abandon du projet de pénalisation des clients, abrogation des arrêtés municipaux anti-prostitution

– la régularisation de touTEs les travailleurSEs sans papier.

– la revalorisation des aides sociales, notamment à destination des mères isolées et des étudiantEs

– la dépathologisation des transidentités, et l’interdiction de la discrimination fondée sur l’identité de genre

 

à l’appel du STRASS-Syndicat du travail sexuel, Cabiria, Frisse, Lesbian and Gay Pride de Lyon, Moove Lyon

More...

Parce que le 1er mai est la journée de touTEs les travailleurSEs en lutte, les travailleurSEs du sexe descendent dans la rue !

Alors que les attaques du système capitaliste contre les droits des travailleurSEs se multiplient en France et dans le monde, il est urgent d’en appeler à la solidarité de toutes et tous.

Nous, travailleurSEs du sexe, subissons une répression de plus en plus forte de la part de l’État, renforçant notre stigmatisation déjà très présente dans la société. Le délit de racolage toujours en vigueur, les débats autour du projet de loi de pénalisation de nos clients et la cascade d’arrêtés anti-prostitution dégradent nos conditions de travail, renforcent notre précarité et font le jeu de nos exploiteurs, proxos et patrons. Nous demandons par la décriminalisation du travail sexuel, l’obtention du droit commun afin d’obtenir des moyens pour lutter contre notre exploitation.

À l’heure où de nombreuxSEs travailleurSEs se battent pour préserver leurs droits, la logique de la hiérarchisation des travailleurSEs par nos gouvernants ne doit pas avoir lieu dans nos rangs. Les politiques d’austérité, dernièrement la loi Macron, frappent en premier lieu les plus précaires d’entre nous, les femmes, les jeunes, les LGBTI, les étudiantEs, les immigréEs et les sans-papierEs, les chômeurSEs etc. Pourtant en lutte, ces travailleurSEs sont souvent invisibilisÉEs, absentEs du discours public, manquant de moyens et de droits pour s’organiser.

En effet, à l’ère du capitalisme mondialisé et néolibéral, les travailleurSEs sont de plus en plus mobiles, dé-contractualiséEs, isoléEs et sans lieu de travail fixe. Ces conditions de travail, notamment très présentes dans les industries du sexe devraient nous faire réfléchir aux moyens d’inclure les travailleurs et les travailleuses qui ne ressemblent plus à la classe ouvrière « classique ». Ces conditions de travail qui nous exposent à une plus forte exploitation appellent à un soutien concret à l’auto-organisation et à la syndicalisation de ces travailleurs et travailleuses, à la production d’information juridique traduite dans les langues parlées pour connaître ses droits et à l’accompagnement juridique contre les violences policières et les exploiteurs. Surtout, ces conditions appellent à une solidarité qui passe par un soutien matériel et politique des syndicats et des organisations aux luttes de touTEs les travailleurSEs.

À l’heure où la répression des mouvements sociaux grandit, notamment par les condamnations successives de militantEs et à travers le projet de loi sur le renseignement, le contrôle de la population est devenu l’un des mots d’ordre du gouvernement Valls. C’est pourquoi le STRASS donne RDV aux travailleurSEs du sexe et à touTEs les travailleurSEs en lutte dans la rue pour la manifestation du 1er mai !

More...

Rencontres Internationales des Travailleuses du Sexe

Pour célébrer les 40 ans de l’occupation de L’Eglise Saint Niziers à Lyon, qui débuta le 2 Juin 1975 et considéré comme date symbolique pour marquer le début du mouvement des travailleuses du sexe, nous vous invitons aux Rencontres Internationales des Travailleuses du sexe qui auront lieu les 31 mai et 1er Juin, à Lyon, et qui seront suivies d’une manifestation le 2 Juin.

Téléchargez le programme !

Affiche Finale

 

 

More...

Pour nous contacter

STRASS, Syndicat du Travail Sexuel
c/o Act Up-Paris
8 rue des Dunes
75019 PARIS

contact@strass-syndicat.org

Permanence POUR LES TRAVAILLEUR-SE-S DU SEXE tous les jeudis de 17h à 21h dans nos locaux à Paris.

La Permanence sera fermée à partir du  jeudi 3 août 2017. Elle ouvrira à nouveau ses portes le jeudi 31 août 2017 à 17H.

Nous contacter en cas de violences : violences@strass-syndicat.org

Paypal

LikeBox Facebook

TL Twitter