Strass Syndicat du travail sexuel - TravailleurSES du sexe en lutte !

Commission spéciale du Sénat : Table ronde avec le Strass et Act Up-Paris

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Manifestation : Mardi 6 décembre à 15H, place Edouard Herriot.

Le 6 décembre, les travailleurSEs du sexe et ceux qui les défendent se rassembleront à 15 h, place du Président Edouard Herriot près de l’Assemblée Nationale pour protester, une fois de plus contre les politiques répressives les visant ou visant leur clientEs.

En effet, au même moment, les députés débattront et adopteront probablement, la proposition de résolution visant à réaffirmer la position abolitionniste de la France en matière de prostitution.
Cette proposition de résolution vise à entériner juridiquement et symboliquement les conclusions du rapport Bousquet sur la prostitution en France, au premier rang desquelles figure la volonté de pénaliser les clientEs des travailleurSEs du sexe.


C’est l’étape avant la proposition d’une loi de pénalisation des clients.


Les travailleurSEs du sexe et leurs alliéEs dénoncent depuis des mois cette volonté d’accroître encore un peu plus la répression à leur encontre, mettant en danger leur santé, leur sécurité, leur subsistance.

C’est ce que, le 28 novembre dernier, le Collectif Droits & Prostitution et le Strass rappelaient dans un courrier adressé à l’ensemble des DéputéEs, exigeant de nouveau que les travailleu(r)ses du sexe soient REELLEMENT associéEs aux politiques publiques en matière de prostitution.

Documents :

Courrier aux députés (co-signé par plus de 21 associations)

Dossier de presse contre la pénalisation des clients.

Contacts presse :

Pour ActUp Paris, Cécile Lhuillier : 06 65 64 52 88

Pour le STRASS : Maîtresse Gilda : 06 23 06 87 01
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Communiqué de L’Union Nationale des Associations de Lutte contre le Sida (UNALS) et Act Up-Paris

Pénaliser les clients nuit gravement à la santé des prostituéEs

Ce 30 mars 2011, Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des Solidarités et de la Cohésion Sociale, s’annonçait « très solennellement » « favorable à la pénalisation des clients » des travailleurSEs du sexe.

Cette mesure est l’objectif affiché de la « Mission d’information parlementaire sur la prostitution en France » dont le rapport est attendu pour le 13 avril. Reniant sa fonction initiale d’analyste objective, cette mission s’avère être un outil permettant à Danielle Bousquet (PS, présidente) et Guy Geoffroy (UMP, rapporteur) d’atteindre leur objectif obsessionnel : la pénalisation du client.

Au mépris de la parole et de l’expertise des premierEs concernéEs, après des auditions qui n’ont servi que de caution démocratique, la ministre a affirmé qu’« il n’existe pas de prostitution libre et consentie » chantant les louanges de l’« exemple suédois », qui amènerait, selon elle, une « diminution de la prostitution et des réseaux de traite des femmes ».

Roselyne Bachelot-Narquin prend donc fait et cause pour une mesure supplémentaire en faveur de la dégradation des conditions de travail des sexworkers, de leur paupérisation et surtout de leur exposition accrue à des IST.

Dès 2002, travailleurSEs du sexe, associations de santé communautaire et associations de lutte contre le sida ont alerté des conséquences désastreuses de la mise en place du délit de racolage passif. Huit ans plus tard, le bilan est tel que nous l’avions prédit : les travailleurSEs du sexe se sont éloignées des structures de prévention, de dépistage et de soins. Les violences à leur encontre et le harcèlement policier ont augmenté et leurs ressources se sont réduites. Cela les oblige à travailler davantage et les incite à céder aux exigences de rapports non-protégés.

S’obstinant à privilégier moralisme et électoralisme au détriment des questions de santé publique, des politiques de tous bords s’entendent aujourd’hui sur une énième législation répressive, cette fois-ci à l’encontre des clientEs. Les conséquences seront identiques : un accroissement de la mobilité et de l’isolement des sexworkers, afin de soustraire leurs clientEs aux contrôles et de pouvoir exercer, une diminution de la clientèle et donc des revenus.

Ancienne ministre de la Santé, Roselyne Bachelot-Narquin est censée maîtriser le volet « santé » de la question du travail du sexe. C’est sous son ministère que les acteurs de la lutte contre le SIDA ont élaboré le « Plan National de Lutte contre le VIH/SIDA et les IST 2010/2014 », qui admet les effets néfastes de la LSI et recommande notamment de « favoriser et adapter l’accès à la prévention » des travailleurSEs du sexe, et de « communiquer et agir auprès des clients ».

C’est sous son ministère également que le Conseil National du sida a rendu son avis « VIH et commerce du sexe : un état des lieux alarmant » , qui fait état de « politiques publiques contradictoires », de « cadre législatif défavorable, peu conforme aux droits des personnes », et préconise de « renforcer les droits ». Sans oublier qu’en 2008, lors de la conférence internationale sur le Sida à Mexico, Roselyne Bachelot-Narquin insistait sur l’importance des actions de prévention auprès des populations les plus vulnérables, comme les TravailleurSEs du Sexe. Elle employait ce terme dans son communiqué et le remplace aujourd’hui par celui de « victimes ».

Même sous l’angle des Solidarités et de la Cohésion Sociale dont elle est désormais en charge, le soutien de Roselyne Bachelot-Narquin à la pénalisation des clients des prostituéEs est inique.

Refuser obstinément des droits et un statut à une minorité, au mépris de la santé publique n’est pas un acte solidaire ou social. S’entêter dans le tout répressif n’a rien de socialement cohérent.

La pénalisation des clients est une mesure criminelle. Quand les contaminations VIH et IST augmenteront chez les travailleurSEs du sexe, Roselyne Bachelot-Narquin ne pourra pas dire qu’elle ne savait pas.

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Pour nous contacter

STRASS, Syndicat du Travail Sexuel
c/o Act Up-Paris
8 rue des Dunes
75019 PARIS

contact@strass-syndicat.org

Permanence POUR LES TRAVAILLEUR-SE-S DU SEXE tous les jeudis de 17h à 21h dans nos locaux à Paris.

La Permanence sera fermée à partir du  jeudi 3 août 2017. Elle ouvrira à nouveau ses portes le jeudi 31 août 2017 à 17H.

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