Strass Syndicat du travail sexuel - TravailleurSES du sexe en lutte !

TOUS EN MARCHE contre les violences faites aux travailleuses du sexe

    TouTEs ConcernéEs

    Notre syndicat est le premier témoin et l’organisme le plus légitime pour porter notre parole sur les violences que nous subissons dans l’exercice de notre activité car il est composé de personnes concernées, éclairées et porte une expertise, par son ancienneté, de longue date.

    Ces violences nous les avons entendues lors de nombreux témoignages, ces violences nous les avons  vécues nous même, adhérent.Es et membres du Comité d’Administration du Strass. Ce sont les violences des lois et de la stigmatisation sociale telles que déclinées ci dessous:

    Proxénétisme hôtelier = violence
    • interdiction de louer à un.e Travailleur.Se  Du Sexe pour qu’elle.il puisse travailler dans un endroit décent = violence
    • abus sur les loyers de la par des propriétaires avisés du risque lié à l’activité = violence
    • confiscation/réquisition du lieu de travail= violence.
    • changement permanent du lieu de travail pour échapper à l’abus de loyers excessifs, à la stigmatisation du voisinage, aux expulsions = violence
    • invisibilité des personnes donc le non accès aux services des associations de terrain et l’exposition aux agressions = violence.
    Proxénétisme de soutien =  violence
    • freins à la vie privée dans la condition aux revenus pour être en couple = violence.
    • non usage libre de nos revenus pour aider les proches, y compris nos enfants = violence.
    • impossibilité de travailler avec des collègues ou de donner des conseils = violence.
    • impossibilité d’avoir des prestataires de sécurité = violence.
    • surexposition au danger et agressions exponentielles   = violence
    Harcèlement policier et justice arbitraire = violence
    • contrôles de papiers = violence.
    • gardes à vue = violence.
    • perquisitions = violence.
    • chantages à l’expulsion contre dénonciation (de qui hors situation de traite ?)pour les sans papier.Eres = violence.
    • chantages à la dénonciation et intimidations = violence.
    • corruption = violence.
    • refus de dépôts de plainte pour viol et agressions, traitement et accueil en commissariat arbitraires = violence.
    • traitement arbitraire des victimes lors de procès = violence.
    Arrêtés anti prostitution = violence
    • harcèlement policier = violence.
    • amendes = violence.
    • véhicules en fourrière = violence.
    • recul du lieu de travail dans des endroits qui exposent au danger = violence.
    Loi du 8 avril 2016 et la pénalisation du client = violence
    •  perte des clients et témoignages de descente dans une extrême précarité quotidiens et exponentiels = violence.
    • impossibilité de choisir le client et l’exposition aux agresseurs potentiels= violence.
    • exposition aux prises de risques sanitaires = violence.
    • fermeture des sites d’annonces = violence.
    • éloignement géographique même hors du territoire loin des siens pour conserver ses revenus = violence.
    • surveillance des sites à des fins de traque fiscale et sociale et redressements = violence.
    • stigmatisation et victimisation de notre activité qui attirent les agresseurs potentiels, portées et soutenues par les porteurs de cette loi = violence.
    • chantage au retour dans son pays d’origine contre parcours de sortie obligatoire pour les sans papier.Es TDS= violence
    • lobby des associations, élus, gouvernement pour la prohibition= violence
    La stigmatisation sociale =  violence
    • statut des TDS victimes ou  personnes de mauvaise vie  = violence
    • positions patriarcale et matriarcale  des institutions et du gouvernement actuel = violence
    • dénie de notre parole = violence
    • refus de soins dans le corps médical = violence
    • refus de prêts dans les organismes bancaires donc déni de projets de vie  = violence
    • traitement patos des médias du travail sexuel  = violence
    • chantages anonymes à la dénonciation de l’activité = violence
    • exposition aux tentatives de rackets accompagnés de coups et viols ciblés sur les TDS de la part d’individus ou de bandes organisées = violence

    Notre syndicat le Strass existe depuis le 20 mars 2009 et a pour objet l’étude, la représentation et la défense des intérêts collectifs, professionnels et moraux de toute personne amenée à échanger un service de nature sexuelle moyennant contre partie et de toute personne salariée ou indépendante ou travaillant pour son propre compte exerçant une activité liée à la sexualité.

    Nous avons pour objectif de garantir l’effectivité des droits fondamentaux des personnes concernées. Ainsi que l’effectivité du droit du travail, fiscal en lien avec l’activité.

    Quelques lignes  ne sauraient expliquer pourquoi nous, TDS, sommes victimes depuis toujours, des lois et de la stigmatisation mais les vécus quotidiens et analysent  que nous en tirons devraient amener à conclure que nous sommes victimes des stigmatisations, des lois prohibitionnistes et sur le proxénétisme et que celles-ci sont égal à violences pour notre population.

    L’ implication et l’engagement du Strass  dans le programme Tous en Marche  contre les violences est ,au-delà de sa pertinence, au plus haut point légitime, contrairement à ce que pensent  et ce que font les lobby favorables à la criminalisation de notre activité qui n’ont de cesse de diffamer notre objet, notre travail et les personnes que nous représentons. Il ne peut y avoir d’expertise et d’avancées réelles et objectives pour nos droits sans les témoignages des personnes (anonymes ou non) concernées qui nous sont apportés lors de nos permanences hebdomadaires, nos tournées en île de France et par nos différentes fédérations en régions, par nos centaines d’adhérents, par nos milliers de contacts en Europe et à l’internationale , par nos échanges sur les réseaux sociaux, enfin par la transmission intracommunautaire de nos expériences et nos savoirs individuels sur notre activité et ses conditions.

    Nous  avons lutté et continuerons pour nos droits à être respectés et traités comme tout travailleur exerçant une activité légale avec des obligations, projets et engagements  familiaux, sociaux et fiscaux.

    Nous  continuerons à mettre en lumière les violences étatiques afin que nous soyons respecté.Es et dénonçons  qu’au travers de cette énième loi qui criminalise notre activité en s’en prenant à la source même de nos revenus, les politiques et institutions sont dans l’illégalité car notre activité est légale  et que le déni de  nos droits fondamentaux orchestré par l’idéologie engendre donc toutes les violences, baffoue  les fondements des droits des hommes et des femmes, leur sécurité et leur parole, et anéantit, en faisant de notre activité une zone de non droit, le but initialement recherché :  la lutte contre les violences inhérentes à l’exploitation et la traite.

    C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui acteurs du programme Tous en Marche contre les violences en partenariat avec Médecin du Mondes et le Bus des Femmes et que nous appelons au témoignage de toutes les violences que vous rencontrez dans votre activité et que nous mettons à disposition de touTEs les travailleurSEs du sexe  les outils et compétences humaines, matérielles et juridiques pour les combattre.

    Les témoignages et les personnes bénévoles sont, plus que bienvenues, indispensables dans cette dénonciation des violences que nous subissons quotidiennement. Vous pouvez apporter vos témoignages et vos soutiens par mail aux adresses ci-dessous.

    Nos contacts : violences@strass-syndicat.org ainsi que contact@strass-syndicat.org

    Solidairement.

    Mylène Juste

    Secrétaire Générale pour le Strass

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    TOUS EN MARCHE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX TRAVAILLEUSES DU SEXE

    Les travailleuses et travailleurs du sexe constituent une des catégories de la population les plus exposées aux violences de toutes sortes.

    Ces violences ne sont pourtant pas inhérentes à l’activité de prostitution elle-même.
    Les prostituées font l’objet de discrimination à la fois en lien avec leur activité, mais aussi en raison de leur situation sociale et administrative souvent précaire.
    Ces discriminations constituent autant de barrières pour accéder à leurs droits et aux services de santé.

    La très forte incidence de violences d’une part et le très faible recours aux droits de l’autre forme un « cercle vicieux » qui contribue à perpétuer les violences à l’égard des prostituées.

    Ce projet vise à favoriser l’accès aux droits et aux services de santé pour les travailleuses et travailleurs du sexe victimes de violence dans le cadre de leur activité afin de « briser » ce cercle vicieux et réduire, à terme, l’incidence des violences à l’égard de ces personnes.

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    OBJECTIFS

    1. →Renforcer les capacités des travailleuses et travailleurs du sexe à prévenir les violences par la mise en place d’un système d’alerte et la formation des différents acteurs.
    2. →Favoriser l’accès aux soins des victimes par l’élaboration de bonnes pratiques de prise en charge, la mise en place d’un parcours de prise en charge et la sensibilisation des professionnels de santé à la problématique des violences.
    3. →Garantir l’accès aux droits des victimes par l’élaboration de bonnes pratiques de prise en charge, la mise en place d’un parcours de prise en charge et la constitution d’un réseau de professionnels sensibilisés à la problématique des violences.
    4. →Mesurer l’impact et diffuser les bonnes pratiques par le recueil et l’analyse de données et la communication autour de celles-ci.

    EXEMPLE

    TEM3ENTRE 2006 ET 2014, un individu surnommé Longs Cheveux a agressé et violé, parfois sous la menace d’une arme, des dizaines de travailleuses du sexe chinoises à Paris. Il sélectionnait ses victimes parmi les femmes qui venaient d’arriver dans le quartier et qui étaient les plus isolées. Il montrait à ses victimes une photo de lui en compagnie d’une femme en uniforme de police pour les menacer. Ses victimes pensaient donc qu’il était protégé par la police et que cela ne servait à rien d’aller porter plainte. D’ailleurs, une femme a porté plainte contre lui en 2006 et sa plainte n’a eu aucune suite. Cela a eu un impact très négatif pour l’ensemble des victimes, renforçant l’idée qu’il était protégé par la police. En lui assurant qu’elle serait soutenue par les associations, l’animatrice de prévention a réussi à convaincre une autre victime de porter plainte.

    Un rendez-vous a alors été pris avec un officier de police connu du Lotus Bus. Un interprète a été mis à disposition par la police pour le dépôt de plainte. Petit à petit, presque 30 femmes ont porté plainte. Cela reste très peu par rapport au nombre total de ses victimes (presque 100). Grâce au courage de quelques victimes, cet agresseur a pu être arrêté. Si le courage des victimes a été déterminant dans l’arrestation de cet agresseur, le soutien des associations a permis de surmonter nombre d’obstacles qui se dressent devant les victimes de violences et plus encore quand elles sont travailleuses du sexe. Si les victimes avaient été soutenues dès le début dans leurs démarches d’accès aux droits et aux soins, de nombreuses violences auraient pu être évitées.

    PRÉSENTATION DES STRUCTURES

    LES AMIS DU BUS DES FEMMES est une association communautaire créée en 1990 par et pour les prostituées à Paris. Ses actions principales sont la prévention du VIH, des hépatites et des IST, l’accueil et l’accompagnement, la lutte contre l’exclusion et les discriminations ainsi que l’accès aux droits fondamentaux.

    MÉDECINS DU MONDE est une association de solidarité internationale qui s’appuie sur l’engagement de ses membres pour porter secours, depuis plus de 30 ans, aux populations les plus vulnérables dans le monde et en France.

    LE LOTUS BUS est un programme de Médecins du Monde de promotion de la santé et des droits des travailleuses du sexe chinoises à Paris.

    strass-logohdLE STRASS (Syndicat du TRAvail Sexuel) est un syndicat communautaire créé en 2009 par des travailleurSEs du sexe lors des Assises européennes de la prostitution. Il revendique l’application du droit commun à touTEs les travailleurSEs du sexe, permet aux travailleurSEs du sexe de reprendre la parole dans le débat public sur leur activité professionnelle et sensibilise l’opinion publique à la réalité de la politique menée par la France contre les travailleurSEs du sexe.


    CONTACT

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    Sarah-Marie Maffesoli

    MÉDECINS DU MONDE

    62 bis avenue Parmentier

    75011 Paris – 01 43 14 81 50

                                                                           

    sarah-marie.maffesoli@medecinsdumonde.net


    Pour nous contacter

    STRASS, Syndicat du Travail Sexuel
    c/o Act Up-Paris
    8 rue des Dunes
    75019 PARIS

    contact@strass-syndicat.org

    Permanence POUR LES TRAVAILLEUR-SE-S DU SEXE tous les jeudis de 17h à 21h dans nos locaux à Paris.

    La Permanence sera fermée à partir du  jeudi 3 août 2017. Elle ouvrira à nouveau ses portes le jeudi 31 août 2017 à 17H.

    Nous contacter en cas de violences : violences@strass-syndicat.org

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